06 octobre 2019

Alfred de Vigny (1797 – 1863) : Le Cor (I)

  Le cor I J'aime le son du cor, le soir, au fond des bois, Soit qu'il chante les pleurs de la biche aux abois, Ou l'adieu du chasseur que l'écho faible accueille, Et que le vent du nord porte de feuille en feuille.   Que de fois, seul, dans l'ombre à minuit demeuré, J'ai souri de l'entendre, et plus souvent pleuré ! Car je croyais ouïr de ces bruits prophétiques Qui précédaient la mort des Paladins antiques.   O montagnes d'azur ! ô pays adoré ! Rocs de la Frazona, cirque du Marboré, Cascades qui... [Lire la suite]
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02 juin 2018

Alfred de Vigny (1797- 1863) : « Je suis celui qu’on aime... »

  « Je suis celui qu’on aime et qu’on ne connaît pas.  Sur l’homme j’ai fondé mon empire de flamme  Dans les désirs du cœur, dans les rêves de l’âme,  Dans les liens des corps, attraits mystérieux,  Dans les trésors du sang, dans les regards des yeux.  C’est moi qui fais parler l’épouse dans ses songes ;  La jeune fille heureuse apprend d’heureux mensonges ;  Je leur donne des nuits qui consolent des jours,  Je suis le Roi secret des secrètes amours.  J’unis les cœurs, je... [Lire la suite]
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05 mai 2016

Alfred de Vigny (1797- 1863) : La Maison du berger

      La Maison du Berger  Lettre à Eva   I Si ton coeur, gémissant du poids de notre vie,  Se traîne et se débat comme un aigle blessé,  Portant comme le mien, sur son aile asservie,  Tout un monde fatal, écrasant et glacé ; S'il ne bat qu'en saignant par sa plaie immortelle, S'il ne voit plus l'amour, son étoile fidèle,  Eclairer pour lui seul l'horizon effacé ;     Si ton âme enchaînée, ainsi que l'est mon âme, Lasse de son boulet et de son pain amer, Sur sa... [Lire la suite]
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05 mai 2015

Alfred de Vigny (1797 – 1863) : « Souvent dans les forêts de la Louisiane… »

  Souvent dans les forêts de la Louisiane, Bercé sous les bambous et la longue liane, Ayant rompu l’œuf d’or par le soleil mûri, Sort de son lit de fleurs l’éclatant colibri : Une verte émeraude a couronné sa tête, Des ailes sur son dos la pourpre est déjà prête, La cuirasse d’azur garnit son jeune cœur, Pour les luttes de l’air l’oiseau part en vainqueur… Il promène en des lieux voisins de la lumière Ses plumes de corail qui craignent la poussière ; Sous son abri sauvage étonnant le ramier, Le hardi... [Lire la suite]
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