14 mai 2018

Emile Verhaeren (1855 – 1916) : La folie

    La folie   Routes de fer vers l'horizon : Blocs de cendres, talus de schistes, Où sur les bords un agneau triste Broute les poils d'un vieux gazon ; Départs brusques vers les banlieues, Rails qui sonnent, signaux qui bougent, Et tout à coup le passage des yeux Crus et sanglants d'un convoi rouge ; Appels stridents, ouragans noirs, Pays de brasiers roux et d'usines tragiques, Où sanglotent, quand vient le soir, Toutes les voix du vent Frappant, d'un contenu gémissement, Les fils à l'infini des... [Lire la suite]
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05 mai 2017

Emile Verhaeren (1855 – 1916) : Un matin

  Un matin    Dès le matin, par mes grand'routes coutumières            Qui traversent champs et vergers,            Je suis parti clair et léger, Le corps enveloppé de vent et de lumière.   Je vais, je ne sais où. Je vais, je suis heureux ;           C'est fête et joie en ma poitrine :           Que m'importent... [Lire la suite]
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06 février 2016

Emile Verhaeren (1855 – 1916) : Le vent

  Le vent   Sur la bruyère longue infiniment, Voici le vent cornant Novembre, Sur la bruyère, infiniment,            Voici le vent, Qui se déchire et se démembre, En souffles lourds, battant les bourgs,             Voici le vent, Le vent sauvage de Novembre.          Aux puits des fermes, Les seaux de fer et les poulies  ... [Lire la suite]
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