16 juin 2018

Paul Valéry (1871 – 1945) : De la mer océane

  De la mer océane        Mer. Océan. Cap Breton.        La grande forme qui vient d’Amérique avec son beau creux et sa sereine rondeur trouve enfin le socle, l’escarpe, la barre. La molécule brise sa chaîne - Les cavaliers blancs sautent par delà eux-mêmes.      L’écume ici forme des bancs très durables, qui figurent un petit mur de bulles irisé, sale, crevard, le long du plus haut flot. Le vent chasse des chats, et des moutons nés de cette... [Lire la suite]
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16 juin 2017

Paul Valéry (1871 – 1945) : Le Sylphe

  Le Sylphe     Ni vu ni connu Je suis le parfum Vivant et défunt Dans le vent venu !     Ni vu ni connu, Hasard ou génie ? A peine venu La tâche est finie !     Ni lu ni compris ? Aux meilleurs esprits Que d'erreurs promises !   Ni vu ni connu, Le temps d'un sein nu  Entre deux chemises !   Charmes Editions de la Nouvelle Revue Française, 1922 Du même auteur : La fileuse (29/05/2014) Le cimetière marin (27/05/2015) De la mer océane (16/06/2018... [Lire la suite]
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27 mai 2015

Paul Valéry (1871 - 1945) : Le cimetière marin

    Le Cimetière marin  Μή, φίλα ψυχά, βίον ἀθάνατον σπεῦδε, τὰν δ᾽ ἔμπρακτον ἄντλει  μαχανάν. PINDARE, Pythiques, III   Ce toit tranquille, où marchent des colombes, Entre les pins palpite, entre les tombes; Midi le juste y compose de feux La mer, la mer, toujours recommencée! Ô récompense après une pensée Qu'un long regard sur le calme des dieux!   Quel pur travail de fins éclairs consume Maint diamant d'imperceptible écume, Et quelle paix semble se concevoir! Quand sur l'abîme un... [Lire la suite]
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29 mai 2014

Paul Valéry (1871 - 1945) : La fileuse

La Fileuse Assise, la fileuse au bleu de la croisée  Où le jardin mélodieux se dodeline ;  Le rouet ancien qui ronfle l'a grisée.   Lasse, ayant bu l'azur, de filer la câline  Chevelure, à ses doigts si faibles évasive,  Elle songe, et sa tête petite s'incline.   Un arbuste et l'air pur font une source vive  Qui, suspendue au jour, délicieuse arrose  De ses pertes de fleurs le jardin de l'oisive.   Une tige, où le vent vagabond se repose,  Courbe le salut vain de sa... [Lire la suite]
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