12 mai 2018

Giuseppe Ungaretti (1888- 1970) : Vanité / Vanità

  Vanité   Soudain Tout haut plane Au-dessus des décombres La limpide stupeur De l’immensité.   Et l’homme Penché Sur l’eau Surprise Par le soleil Se découvre N’être qu’une ombre Bercée et Doucement brisée.   Traduit de l’italien par Sicca Venier in, « Poètes d’Italie, Anthologie » Editions de La Table Ronde, 1999 Du même auteur : Où la lumière / Dove la luce (20/11/2014)   La Pitié / La Pietà (13/05/2016) Les fleuves / I fiumi (13/05/2017)   Vanità ... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 23:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

13 mai 2017

Giuseppe Ungaretti (1888 -1970) : Les fleuves / I fiumi

    Les fleuves     Je m’appuie à un arbre mutilé Abandonné dans cette combe   Qui a la langueur   D’un cirque   Avant ou après le spectacle   Et je regarde  Le passage paisible Des nuages sur la lune Ce matin je me suis étendu Dans l’urne de l’eau Et comme une relique  J’ai reposé L’Isonzo en coulant Me polissait Comme un de ses galets J’ai ramassé Mes os Et m’en suis allé Comme un acrobate Sur l’eau Je me suis accroupi Près de mes habits Sales de... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 02:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
13 mai 2016

Giuseppe Ungaretti (1888 – 1970) : La Pitié / La Pietà

  La Pitié   1 Je suis un homme blessé   Et je voudrai m’en aller, Je voudrai enfin arriver, Pitié, là où l’on écoute L’homme seul avec lui-même.   Je n’ai que superbe et bonté.   Et je me sens en exil entre les hommes.   Mais je suis en peine pour eux. Serais-je indigne de rentrer en moi ?   J’ai peuplé de noms le silence   Ai-je dépecé tête et cœur Pour être asservi à des mots ?   Je règne sur des fantômes.   O feuilles sèches Ame emportée çà et... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
20 novembre 2014

Giuseppe Ungaretti (1888 – 1970) : Où la lumière / Dove la luce

la lumière   Comme alouette ondoyante Au vent gai sur les prés jeunes, Viens, mes bras te savent légère. Nous oublierons ici-bas Et le mal et le ciel, Mon sang trop rapide à la guerre, Les pas d’ombres qui se souviennent En des rougeurs d’aubes nouvelles. Où la lumière n’émeut plus de feuilles, Soucis et songes débardés sur d’autres rives, Où le soir s’est posé, Viens, je te porterai Aux collines dorées. L’heure stable, délivrés de l’âge, Dans son halo perdu, Sera notre lit. 1930 Traduit de... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 15:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :