22 février 2019

Tristan Tzara (1896 – 1963) : « la tête rampe... »

  Poème   la tête rampe entourée d’échos sur la trace des beuglements fumigènes que les volcans ont sillonnés le long des migrations de prospecteurs là-haut où tout n’est que pierre et fragile gazouillis d’inconsolés soleils suivi l’anémique viaduc débouche dans l’entonnoir de chaux de la vallée cravatée      de portails et la faune métallique grouille amèrement dans la mare de rouille et de fourrure   fragile gazouillis d’inconsolés soleils – remous de dunes dures à craquer – les... [Lire la suite]
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22 février 2018

Tristan Tzara (1896 – 1963) : Terre invisible

  Terre invisible   J’ai vu de près parmi les aveugles le mystère de la naissance le jour se levait brisé sous les chaînes et du barattement des forces noires      des rayons dans un cliquetis de galop sous la neige veloutée j’ai vu une fleur de lumière la minime veilleuse de soie palpiter à la porte d’un pauvre homme d’oubli et de transparence le chant et le silence mon beau pays de joie   qui frappe à la porte oubliée enfouie sous la sciure d’oubli et d’hiver pourquoi frappe-t-on j’ai... [Lire la suite]
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22 janvier 2017

Tristan Tzara (1896 – 1963) : « il y a un bien beau pays dans sa tête… »

  XIII   il y a un bien beau pays dans sa tête là où la promesse du ciel le touche avec sa main nue est la peau du ciel et écorchée par les grappes de rochers les raides itinéraires des convois de ronces ont limité de l’air les fiévreux profils et dans la citerne de sa mémoire l’essaim des peuplades mûries dans les perfides nivellements désagrège l’écume haletante la raison sans issue son maudit chavirement transit là où finit ta volupté grandit le vide se casse l’éperon des steppes sordides contre la piste des... [Lire la suite]
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22 janvier 2016

Tristan Tzara (1896 – 1963) : Sur le chemin des étoiles de mer

  Sur le chemin des étoiles de mer A Federico Garcia Lorca   quel vent souffle sur la solitude du monde pour que je me rappelle les êtres chers frêles désolations aspirées par la mort au-delà des lourdes chasses du temps l'orage se délectait à sa fin plus proche que le sable n'arrondissait déjà sa hanche dure mais sur les montagnes des poches de feu vidaient a coups sûrs leur lumière de proie blême et courte tel un ami qui s'éteint dont personne ne peut plus dire le contour en paroles et nul... [Lire la suite]
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15 juillet 2014

Tristan Tzara (1896 – 1963) : Il fait soir

  Il fait soir   Les pêcheurs reviennent avec les étoiles des eaux ils partagent du pain aux pauvres enfilent des colliers aux aveugles les empereurs sortent dans les parcs à cette heure                         qui ressemble à l’amertume des gravures   les domestiques baignent les chiens de chasse la lumière met des gants ferme-toi fenêtre par conséquant sors lumière de la chambre comme le... [Lire la suite]
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17 juin 2014

Tristan Tzara (1896 - 1963) : "dimanche lourd couvercle..."

I     dimanche lourd couvercle sur le bouillonnement du sang hebdomadaire poids accroupi sur ses muscles tombé à l'intérieur de soi-même retrouvé les cloches sonnent sans raison et nous aussi sonnez cloches sans raison et nous aussi nous nous réjouirons au bruit des chaînes que nous ferons sonner en nous avec les cloches                                           * quel est ce langage qui nous fouette nous... [Lire la suite]
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