09 décembre 2018

Jean-Pierre Schlunegger (1925 – 1964) : Retour

  Retour à Jean-Jacques Rizzolio     Après les bois de pins, les oliviers, les vignes, La ville dont la pierre a la douceur des corps, Voici le pays froid, les longs murs sans lumière, Les passants au regard de juge, sans éclat.   Je suis là, dispersé comme la pluie amère Que le vent chasse dans la tristesse des rues Où nulle image d’or, nul rêve de statue, Ne vient récompenser la quête du regard.   Nous voici retombés dans ce climat sans joie Avec un jet de feu écrasé dans nos veines ; ... [Lire la suite]
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08 décembre 2017

Jean-Pierre Schlunegger (1925 – 1964) : Quand je me trouve seul

Retour (09/12/2018)     Quand je me trouve seul   Quand je me trouve seul, comme au temps de misère, Quand je fais le café pour le repas du soir, Quand tu me laisses pour un jour à mes pensées, Il me semble toujours que je ne pourrais plus, Jamais plus vivre encor ces nuits tissées de brume Où je sombrais ainsi qu’un arbre dans la mer. Douce comme le pain et le vin sur la table, Je n’avais pas encore cette chaleur en moi, Ni tes mains sur mes yeux, ni ces mots dits par toi, Vivants et anciens, ces mots... [Lire la suite]
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09 décembre 2016

Jean-Pierre Schlunegger (1925 – 1964) : Le mur

  Le mur à la mémoire de Caryl Chessman   La nuit, l’amère, et puis le mur. Le mur. Le temps s’arrête au pied du mur, mille ans de mur,   Mille milliards d’année de mur, de primevères Et de soleils d’été, d’hivers de feu, de glace.   Le souffle des saisons s’arrête au pied du mur Où l’image du ciel tout à coup se renverse.   Où la terre en plein front m’aveugle comme un masque, Le masque de la terre et de l’eau que j’essuie,   Que je mêle à mon sang comme un ruisseau de boue. Déjà... [Lire la suite]
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09 décembre 2015

Jean-Pierre Schlunegger (1924 – 1964) : Postface

    Postface        J’écrivais tout ceci dans une sorte de fièvre ; tantôt allègre, tantôt grinçante, vivant le reste de mes journées comme un minéral ou une plante, ramassant pour mon poêle des cônes de mélèze ou de sapin.      Le ciel , selon les humeurs du vent, s’ouvrait en corolle bleu ou se fermait comme un regard qui s’éteint. Le ciel : ballons noirs, poings de fer.      La durée n’était plus cet insecte dévoreur de secondes qui me... [Lire la suite]
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