12 avril 2018

Sapphô / Σαπφώ (vers 630 – vers 580 av.J.C.) : Je serai toujours vierge

  Je serai toujours vierge   Je demeurerai vierge comme la neige Sereine, qui dort là-bas d’un blanc sommeil, Qui dort pâlement, et que l’hiver protège Du brutal soleil.   Et j’ignorerai la souillure et l’empreinte Comme l’eau du fleuve et l’haleine du nord. Je fuirai l’horreur sanglante de l’étreinte, Du baiser qui mord.    Je demeurai vierge comme la lune Qui se réfléchit dans le miroir du flot, Et que le désir de la mer importune De son long sanglot.   Traduit du grec par René... [Lire la suite]
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13 avril 2017

Sapphô / Σαπφώ (vers 630 – vers 580 av. J. C.) : A une aimée

  A une aimée   Il goûte le bonheur que connaissent les dieux Celui qui peut auprès de toi Se tenir et te regarder, Celui qui peut goûter la douceur de ta voix,   Celui qui peut toucher la magie de ton rire, Mais moi, ce rire, je le sais, Il fait fondre mon cœur en moi. Ah ! moi, sais-tu, si je te vois, Fût-ce une seconde aussi brève, Tout à a coup alors sur mes lèvres Expire sans force ma joie.   Ma langue est là comme brisée, Et soudain, au cœur de ma chair, Un feu irrésistible a glissé. ... [Lire la suite]
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13 avril 2016

Sapphô / Σαπφώ (vers 630 –vers 580 av. J.C.) : Aphrodite / εἰς Ἀφροδίτην

  Aphrodite   Déesse au trône diapré, immortelle Aphrodite, Fille de Zeus, tisseuse de ruses, je te supplie : ni tourments nauséeux , ni fléau de l’angoisse,  pour me dompter, Souveraine, le cœur.   Viens à moi plutôt, si jamais autrefois, quand je criais de loin vers toi, tu as entendu ma voix, si tu m’as exaucée, quittant le palais de ton père pour venir jusqu’à moi, dans l’or   de ton char attelé : de beaux oiseaux t’entraînaient, des passereaux rapides, au-dessus de la terre bleu... [Lire la suite]
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13 avril 2015

Sapphô / Σαπφώ (vers 630 –vers 580 av. J.C.) : « Je t’ai possédée, ô fille de Kuprôs !... »

      Je t’ai possédée, ô fille de Kuprôs ! Pâle, je servis ta volupté cruelle… Je pris, aux lueurs du flambeau d’Hespérôs, Ton corps d’immortelle.   Et ma chair connut le soleil de ta chair… J’étreignis la flamme et l’ombre et la rosée, Ton gémissement mourait comme la mer Lascive et brisée.   Mortelle, je bus dans la coupe des Dieux, J’écartai l’azur ondoyant de tes voiles… Ma caresse fit agoniser tes yeux Sur ton lit d’étoiles…   Depuis, c’et en vain que la nuit de Lesbos ... [Lire la suite]
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