12 octobre 2017

Dominique Sampiero (1954-) : « Tu dis « je vais à ta rencontre » …

            Tu dis « je vais à ta rencontre » et tu marches vers toi-même. Tu coules à pic dans le matin, tentes un premier pas. La fin du jour est tienne. Semence cachée, tu entres dans le désordre de ton village. Tu ne reconnais plus ta nudité, ni ce qui chuchote en toi. T’y demeures là et tu pleures, sans royaume, sans frontière, dans le prodige de la nuit et du renoncement. C’est cela le premier mot, un endroit d’herbes longues, de vipères, de coupures sur la peau.... [Lire la suite]
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12 octobre 2016

Dominique Sampiero (1954 - ) : « La main, en écrivant… »

  Mains nues   10    La main, en écrivant, touche le monde, l’incendie, retrouve chaque souvenir. Les ombres accourent, les contours retentissent de soies rugueuses, d’appels. Et ce qui chante se lève, réchauffe les parois.    Il y a la main des fruits, pommes, citrons, framboises, celle délicate qui soupèse, hume, et s’approche de l’énigme, se glisse dans le ruisseau des saveurs, accueille le pubis d’une pêche comme une joue d’enfant parce que la neige est déjà dans l’épluchure, une immensité... [Lire la suite]
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30 octobre 2014

Dominique Sampiero (1954 - ) : « On ne peut pas s’empêcher de mourir »

      On ne peut pas s’empêcher de mourir   -------------------      Là où plus rien ne bouge, j’attends qu’un fleuve se réveille et déborde à nouveau comme parfois le visage des autres. Pourquoi les gens les plus humbles, les  êtres les plus cloués à leur décor, s’absentent tout à coup au cœur d’un regard qui les plonge dans le vide ?       Pourquoi la patronne du Café du Commerce a-t-elle hier laissé ses yeux virer au noir, personne ne s’est... [Lire la suite]
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