07 juin 2022

James Sacré (1939 -) : « Parfois l’âne arrive... »

  Parfois l’âne arrive Avec des mots sous ses sabots Comme de la poussière ou de la boue à cause De là d’où il vient et de par là où il est passé. Le poème qui n’attendait pas sa parole A pensé qu’il pourrait s’en saisir Mais brille-t-elle pas mieux la donnée Dans sa forme détachée Comme, je m’en souviens, la terre Des gros souliers de mon père secouée Au bout d’un champ ou bien Avant d’entrer dans la maison ? Le poème Si mal capable d’accepter Le vivant d’à côté.   On imagine en général Que l’âne... [Lire la suite]
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07 juin 2021

James Sacré (1939 -) : Paysage au fusil (coeur) une fontaine) (IV) (07/06/2021)

  Paysage au fusil (cœur) une fontaine   ....................................................................................................   LA SIESTE A L’EBAUPINAIE   Le moment de la sieste en été le présent des grands arbres Le voilà dans ce poème et le reste oublié ils sont au loin Dans ce poème une présence balancée des branches le bleu Les nourrit leur est une fontaine d’été les yeux Qui dorment le vent loin composent un lieu vide Le voilà dans ce poème je l’oubliais comment reconnaître le... [Lire la suite]
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07 juin 2020

James Sacré (1939 -) : Paysage au fusil (coeur) une fontaine) (III)

Paysage au fusil (cœur) une fontaine   ..................................................................   L’AUTOMNE EN NOUVELLE – ANGLETERRE   L’automne à Framingham aujourd’hui la pluie Elle vient longuement sur un jardin seul et les pelouses Est un mélange de banlieue de grands arbres le bruit De l’autoroute est continu la présence de grands parkings Jamais loin et l’une après l’autre les maisons Elles oublient la guerre et la solitude et font semblant De sourire avec leur pelouse et des couleurs... [Lire la suite]
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02 décembre 2019

James Sacré (1939 -) : - Paysage au fusil (coeur) une fontaine) (II)

    Paysage au fusil (cœur) une fontaine   ...............................................................................   OISEAUX QUI SONT DANS LA FONTAINE CLOSE Foulque elle a plongé silence enfant surpris le cœur (mais lumière mais les buissons) de la fontaine est clos autour de l’eau silence et les pâtis le grand bleu souvenir comme un silence enfant surpris le cœur a plongé bruit dans l’eau – mais dans les mots ?   Poule d’eau noire c’est à la Praye du Peyré (un étang, les ... [Lire la suite]
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07 juin 2019

James Sacré (1939 -) : Paysage au fusil (coeur) une fontaine) (I)

  Paysage au fusil (coeur) une fontaine)        Cherchant quoi traverse et rien n’y paraît je le redis poème et quel bonheur un dôme de plaisir le bleu dans les mots paysage idéal dévasté mais où les ronces le soleil souvenir dans le désordre et pourtant lumière contrée de chasse serrée du poème de temps en temps.        J’ai souvent pensé comme ce serait facile un visage que j’aime au bout du fusil je le vois il éclate c’est comme une pomme rouge dans la lumière de ... [Lire la suite]
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07 juin 2018

James Sacré (1939 -) : Presque rien à Sidi Slimane, le temps qui vient

  Presque rien à Sidi Slimane, le temps qui vient     Tu ne disais  rien. Je t’accueillais dans mon cœur à Sidi Slimane, dans le tien. J’avais l’impression d’un endroit mal cousu à la campagne, Le pas court et continuel des mules se mêle A d’encombrants bruits de camions. Le temps passe en mobylette. On reste à regarder Les cadres d’entrée mal peints des magasins, l’hôtel Splendide Se défait lentement d’un luxe ancien. Les gens sont riches et les gens sont pauvres à Sidi Slimane, le soir Les camions... [Lire la suite]
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19 mars 2015

James Sacré (1939 - ) : Trois figures qui bougent un peu : Figure 18

Trois figurent qui bougent un peu   Figure 18   Des fois il est tard le silence est quand même là après le travail alors on comprend soudain combien c’est dérisoire et presque  rien d’aimer ça va passer quelqu’un s’en va comme toujours  en marge Le vrai bonheur on sait pas trop quoi vraiment un geste      un visage on n’a pas le temps même quand c’est présent moment de désespoir anodin petit détail vif qu’on  a vu feuillage dans un jardin parisien le travail ... [Lire la suite]
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