19 novembre 2018

Richard Rognet (1942 -) : « Tu ouvres la terre... »

  Tu ouvres la terre, tu retrouves ton premier cri, déchirure dans le tissu du temps, tu prends les sources contre toi, tu les fais courir sous ta peau, dans ta chair, comme autant de nouveaux vaisseaux,   tu creuses, creuses encore, tu retrouves les empreintes que le ciel a laissées dans tes os et sur les pierres familières où tu aimes t’asseoir, en fin d’après-midi, au bord du lac,   lorsque les constellations de l’automne se confondent avec celles des vaguelettes qui viennent s’effacer lentement... [Lire la suite]
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19 novembre 2017

Richard Rognet (1942 - ) : « Je parlerai du mot pluie… »

        Je parlerai du mot pluie, du mot silence sous la pluie, je parlerai du jardin sous la pluie, de la facilité des fleurs à accepter les confidences du matin, je parlerai des vestiges, de tuiles tombées, de fontaines taries, de sources renaissantes, je parlerai de pulsations, de paupières, je marcherai vers la montagne, je me précèderai.   Parler, parler encore, là où le soleil s’étonne de frémir dans les branches, là où les chemins entrent au cœur du monde, parler, défaire, chaque mot... [Lire la suite]
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12 décembre 2015

Richard Rognet (1942 - ) : « Il faudrait adopter le brouillard… »

    Il faudrait adopter le brouillard pour voir au-delà de la vie, on aime que l’aube s’oublie dans le soleil levant, notre joie se mesure aux chants d’oiseaux , aux balancements des herbes, au bruit des feuilles, léger, si léger qu’on reconnaît l’endroit où naissent les souvenirs.   Regardez sous la lumière apaise les profondeurs qui remontent à la surface des mots, la prendre contre soi, la lumière, la caresser change l’ordre des choses qu’on croyait définitivement blessées – ô l’espérance de... [Lire la suite]
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22 octobre 2014

Richard Rognet (1942 - ) : « Tu t’assieds avec moi… »

1 Tu t’assieds avec moi sur un banc de la gare, muets nous regardons les montagnes où le soir glisse et choisit de venir à nous comme une onde légère, nous prononçons en nous, seulement en nous, les mots qu’il faudrait dire et qui nous font vivre, même si nous savons qu’ils creusent encore plus fort l’absence qui prends corps entre nous, tandis que résonne dans la bousculade des ferrailles remuées la voix précise des ouvriers qui chargent bennes et camions, et qui de temps en temps, pour s’amuser, chahutent,... [Lire la suite]
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