22 décembre 2019

André de Richaud (1909 – 1968) : La chanson de mort

  La chanson de mort   Vous, les autres qui m’avaient tiré par les lèvres jusqu’à une seconde de votre peau et dont je me suis repoussé jusqu’à l’éternité parce que mon amour vous aurait      peut-être tué   Adieu les autres ce n’est pas le moment d’être hypocrite chacun de mes mouvements vous inonde de mort Allez-vous en Allez-vous en  que je vous voie longtemps ne plus penser à moi   Pourtant tout se déchire sous mon visage Pourtant mes gestes s’éloignent de moi je... [Lire la suite]
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22 décembre 2018

André de Richaud (1909 – 1968) : Testament

  Testament   Autrefois j'aurais voulu être le dernier oiseau du dernier platane La première lueur du matin sur l'aile d'un olivier L'orange de midi, bien pendue sur ses feuillages de parfum Et ce nuage qui joue autour du phare J'aurais voulu être une phrase coupée au raz d'un poème Découvert par une jeune fille aux cils de pavot Au bord d'un grenier de Provence Mais maintenant Mon dernier désir est que mon souvenir brûle Les pierres où il est gravé Ici et là au petit vol de mes voyages Les sables... [Lire la suite]
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22 décembre 2017

André de Richaud (1909 – 1968) : La voie du sang

  La voie du sang A Pierre Seghers   Cet amour dénoué à travers les champs Ce poignard sanglant dans les rochers Ce vent mortel traîné par de fausses hirondelles Voilà ma pauvre vie. Il faudrait pouvoir traverser le miroir Pour vous atteindre ô vous qui m'aimez Mais il y a du sang jusqu'au plus profond de ma jeunesse.   Je suis comme la mer plein de villes flottantes Je suis comme le ciel peuplé de nuages ennuyés Ma vie, au fond des ravins Tremble chaque nuit jusqu'à l'aube   Et moi je... [Lire la suite]
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22 décembre 2016

André de Richaud (1909 – 1968) : Préface

  Préface   Egaré dans tous les sentiers de moi-même Soleil éteint qui pends à ma main Cherche, et toi, chien, cherche, mais nul n’est passé… Un cheval fou, si, dans ma jeunesse Un soir, un fantôme qu’un autre a fait chair Et une chair que mon trop d’amour a fait spectre.   Egaré au-delà de la dernière vague de la mer Egaré derrière la dernière lueur du soir Perdu dans le cri du dernier oiseau de la nuit Seul, je voudrais qu’on me cherche Mais personne ne veut entendre ce cœur qui sonne.   Je me... [Lire la suite]
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