23 mars 2018

Bohuslav Reynek (1892 – 1971) : Les pieux

  Les pieux   Pieux orphelins d’une clôture, cordes clouées, muettes, vous savez la solitude. Ignorez les ailes.   Tiges sans nostalgie pour l’épi de l’exaucement dont vous êtes privées. Sans face, sans étonnement. Eteules terrifiées.   D’années maigres membres décharnés, enclos dans l’attente. Nœuds dans les paumes. Talons pris dans la terre. De genoux, point.   Traduit du tchèque par Petr Král in,"Anthologie de la poésie tchèque contemporaine, 1945 - 2000" Editions Gallimard, (Poésie),... [Lire la suite]
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23 mars 2017

Bohuslav Reynek (1892 – 1971) : Souvenir de la solitude

    Souvenir de la solitude     Solitude des vitres. Solitude de la porte. Porte dans le noir. Vitre où baisse le jour. Porte pour accueillir le front. L’ombre bruit dans un buisson.   Vivre dans l’angle. Ailleurs un simple mur. Le mur suinte. Au plafond il arrache une plainte. Fatigue de la bouche sous le pas des soupirs.   Solitude du plafond. Couvercle esseulé. Esseulée solitude. Quelqu’un éclate en sanglots.   Solitude de l’hiver. Gel. Des griffes blanches écorchent la vitre.... [Lire la suite]
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23 mars 2016

Bohuslav Reynek (1892 – 1971) : Feuilleter

  Feuilleter   Il est doux de feuilleter le psautier des nuits sans sommeil, de chercher à découvrir, dans l’ombre, une lumineuse lettrine de paix.   Est-ce la lune avec les étoiles, un oméga, le liseré brûlant d’un nuage, au-dessus de nous une branche enneigée, le brouillard au-dessus d’un champ   où s’éveille par vagues sans bruit l’alpha des sentiers, lettrine épanouie, souvenir des gels d’hier.   Traduit du tchèque par Petr Král in, "Anthologie de la poésie tchèque contemporaine, 1945... [Lire la suite]
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