10 octobre 2020

Lionel Ray (1935 -) : Distances (1-2- 4 -7)

Lionel Ray, juillet 2017.   Distances   1 ce n’est plus un chant (l’effort perdu le mauvais usage de la musique) ou ce qu’il faut pour changer   de joie ! détruisant le regard même, ou la féroce clarté du regard (les graines souffrent aussi sombres)   maintenant que je suis nul et froid, sans le moindre feu aux lèvres, et rien n’est sûr ailleurs (le néant   même) et ras, désert, rejeté du temps, l’opéra défait : les oiseaux tombent, le ciel pourrit, l’eau m’é-   ... [Lire la suite]
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09 octobre 2019

Lionel Ray (1935 -) : Construire

  Construire   Ces choses qui ne pèsent pas Ces ombres étranges suspendues à rien.   Ces oiseaux immobiles dans l’extrême Immensité silencieuse. Et cela   Qui s’appelle l’absence et la légèreté Ou la joie. Ah j’ai toujours aimé ce théâtre   En nous-même obscur et vide et profond Envahi de brumes et de regards,   Et l’épaisseur des attentes et ce recueillement. Ce combat pacifique   Du jour et de la nuit du désert et du bruit. Peut-être étions-nous si proches que rien   ... [Lire la suite]
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10 octobre 2018

Lionel Ray (1935 -) : « Terrible est le visage du temps... »

  Terrible est le visage du temps tapi en toi dans un détour de l’être et qui attend, prêt à surgir.   Cette lumière oscillante, ancrée en toi comme un dard, immobile, et qui veille.   Peut-être le chant avant toute humaine parole est-il cette lueur qui soudain glisse sur un fil d’ombre.   Et ce visage inconnu tu le reconnaîtras comme tien au moment du passage et du renoncement.   Syllabes de sable, Editions Gallimard, 1996 Du même auteur :  Construire (09/10/2019) Distances... [Lire la suite]
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