25 octobre 2023

Lionel Ray (1935 -) : Résolution

  Résolution   A moi les transparences les brumes et les soifs ! Et les leçons de l’aube que rien n’épuise !   A moi les soleils et les danses ! l’eau qui nous effleure et nous appelle l’eau du profond silence ! A moi le souffle des routes impossibles ! les phrases de la nuit la fine peau des paroles ! et la vie   Brouillonne ! le cristal des lendemains !   Je vous salue couleur des chants balbutiés ! trésors du soliste ! imperceptible ciel de... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 23:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

26 octobre 2022

Lionel Ray (1935 -) : « Cette heure seule... »

LionelRay au festival Voix Vives, de Méditerranée en Méditerranées (Sète), Juillet 2017. D.R. Ph. Guy Bernot   Cette heure seule dans le crépuscule d’été : on n’entend déjà plus qu’un bruit de clefs.   Les mots changent, sable de plus d’éclat, sans brume ni reflet sinon la voix.   Les mots changent de base et de fenêtre, inquiets du surcroît de silence qui les pénètre.   Poussière à jamais, est-ce un dieu qui dort dans la mémoire étrange de l’aurore ?   Ou bien les années revenant de... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 01:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
10 octobre 2021

Lionel Ray (1935 -) : Maintenant

  Maintenant   Je t’offre septembre blanc avec ramures agitées ce reste de ciel charbonneux ses fourrures ses cages   je t’offre le sable matinal parmi les collines cette bras- sée de rouges le seuil fugitif les flaques je t’offre tout ce que j’aimais les commen- cements les maisons noires les feuilles indo- ciles quelques nuages et l’averse ruche de soleil pactole je voudrais pour toi l’écume des foules le tranchant des pierres ou le royaume des puits tant est âpre la solitude qui me ... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
10 octobre 2020

Lionel Ray (1935 -) : Distances (1-2- 4 -7)

Lionel Ray, juillet 2017.   Distances   1 ce n’est plus un chant (l’effort perdu le mauvais usage de la musique) ou ce qu’il faut pour changer   de joie ! détruisant le regard même, ou la féroce clarté du regard (les graines souffrent aussi sombres)   maintenant que je suis nul et froid, sans le moindre feu aux lèvres, et rien n’est sûr ailleurs (le néant   même) et ras, désert, rejeté du temps, l’opéra défait : les oiseaux tombent, le ciel pourrit, l’eau m’é-   ... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
09 octobre 2019

Lionel Ray (1935 -) : Construire

  Construire   Ces choses qui ne pèsent pas Ces ombres étranges suspendues à rien.   Ces oiseaux immobiles dans l’extrême Immensité silencieuse. Et cela   Qui s’appelle l’absence et la légèreté Ou la joie. Ah j’ai toujours aimé ce théâtre   En nous-même obscur et vide et profond Envahi de brumes et de regards,   Et l’épaisseur des attentes et ce recueillement. Ce combat pacifique   Du jour et de la nuit du désert et du bruit. Peut-être étions-nous si proches que rien   ... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 23:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
10 octobre 2018

Lionel Ray (1935 -) : « Terrible est le visage du temps... »

  Terrible est le visage du temps tapi en toi dans un détour de l’être et qui attend, prêt à surgir.   Cette lumière oscillante, ancrée en toi comme un dard, immobile, et qui veille.   Peut-être le chant avant toute humaine parole est-il cette lueur qui soudain glisse sur un fil d’ombre.   Et ce visage inconnu tu le reconnaîtras comme tien au moment du passage et du renoncement.   Syllabes de sable, Editions Gallimard, 1996 Du même auteur :  Construire (09/10/2019) Distances... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :