29 mai 2019

Catherine Pozzi (1882 – 1934) : Maya

  Maya   Je descends les degrés de siècles et de sable Qui retournent à vous l’instant désespéré Terre des temples d’or, j’entre dans votre fable           Atlantique adoré.   D’un corps qui ne m’est plus que fuie enfin la flamme L’Âme est un nom chéri détesté du destin — Que s’arrête le temps, que s’affaisse la trame, Je revins sur mes pas vers l’abîme enfantin.   Les oiseaux sur le vent dans l’ouest marin s’engagent, Il faut voler, bonheur, à... [Lire la suite]
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29 mai 2018

Catherine Pozzi (1882 – 1934) : Scopolamine

  Scopolamine   Le vin qui coule dans ma veine A noyé mon cœur et l'entraîne Et je naviguerai le ciel À bord d'un cœur sans capitaine Où l'oubli fond comme du miel.   Mon cœur est un astre apparu Qui nage au divin non pareil. Dérive, étrange devenu ! Ô voyage vers le soleil — Un son nouvel et continu Est la trame de ton sommeil.   Mon cœur a quitté mon histoire Adieu Forme je ne sens plus Je suis sauvé je suis perdu Je me cherche dans l'inconnu Un nom libre de la mémoire.     ... [Lire la suite]
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01 avril 2017

Catherine Pozzi (1882 – 1934) : Vale

  Vale   La grande amour que vous m’aviez donnée Le vent des jours a rompu ses rayons — Où fut la flamme, où fut la destinée Où nous étions, où par la main serrée           Nous nous tenions     Notre soleil, dont l’ardeur fut pensée L’orbe pour nous de l’être sans second Le second ciel d’une âme divisée Le double exil où le double se fond     Son lieu pour vous apparaît cendre et crainte, Vos yeux vers lui ne l’ont pas reconnu L’astre... [Lire la suite]
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04 juillet 2014

Catherine Pozzi ( 1882 – 1934) : Ave

      Ave   Très haut amour, s’il se peut que je meure Sans avoir su d’où je vous possédais, En quel soleil était votre demeure En quel passé votre temps, en quelle heure Je vous aimais,   Très haut amour qui passez la mémoire, Feu sans foyer dont j’ai fait tout mon jour, En quel destin vous traciez mon histoire, En quel sommeil se voyait votre gloire, Ô mon séjour…   Quand je serai pour moi-même perdue Et divisée à l’abîme infini, Infiniment, quand je serai rompue, Quand... [Lire la suite]
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