16 octobre 2019

Georges Perros (1923 – 1978) : « Ces envies de vivre... »

    Ces envies de vivre qui me prennent Et cette panique, cette supplication Cette peur de mourir Alors que je n’ai pas encore vécu Et que dans ces moments J’ai ma vie sur ma langue Il me semble que ça va être possible, enfin Que je vais y aller d’une grande respiration Que je vais avaler le soleil et la lune Et la terre et le ciel et la mer Et tous les hommes mes amis Et toutes les femmes mes rêves D’un seul grand coup De poitrine éclatée Quitte à en mourir, oui, Mais pour de bon Pas de... [Lire la suite]
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16 octobre 2018

Georges Perros (1923 -1978) : " Il n’y a rien..."

  Il n’y a rien sinon le vent pour traverser votre âme ô les mouettes Vous qui tissez de vif-argent le grand ciel enfant de bohême Gloire à vous Filles de l’air et de la mer vos ailes battent encor comme dans le cœur de Tristan pour toutes les Yseult du monde   Programme de la Fête des Mouettes de Douarnenez, Juillet 1971 Du même auteur :  « On meurt de rire… » (10/08/2014) « Foutez-moi tout çà dans la mer… » (10/08/2015)  « Mon coeur bredouille… »... [Lire la suite]
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16 octobre 2017

Georges Perros (1923 – 1978) : « Il y a un bruit près de chez moi… »

  Il y a un bruit près de chez moi Comment pourrai-je m’en passer Celui de l’homme c’est la voix Que je connais trop bien, assez. Un bruit qui ne vient pas des hommes Les hommes sont mes compagnons Ce bruit qui vient de nulle part Me rend bien fou quand je l’entends Il ne ressemble à rien d’humain Quoique les hommes de toujours L’aient entendu. Homère en parle avec génie Il ne ressemble à rien d’ici C’est un bruit féroce et têtu Parfois plaintif comme une femme Parfois meurtrier, je le nomme Celui du flux et du... [Lire la suite]
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16 octobre 2016

Georges Perros (1923 – 1978) : « Mon coeur bredouille… »

  Mon cœur bredouille en ma poitrine Comme une vieille horloge. Où est Le clair tic-tac sonnant matines Des premiers échos ? De ton lait   O tendresse ma très humaine, Allons, me suis-je assez gavé ? Sans doute est-il temps que je freine Ma vorace perversité.   Car il est mauvais de s’étendre Sur ton corps au sable mouvant, Belle existence, cher néant.   Tu n’auras de moi que la cendre. Hélas, comme note saigneux, J’aurais voulu te donner mieux.   Huit poèmes Alfred Eibel... [Lire la suite]
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10 août 2015

Georges Perros (1923 -1978) : Marines

  Marines   Toi qui dans la halte d’une journée peut-être difficile As choisi de lire Plutôt que d’écouter, ou de voir N’as-tu pas la télévision Je veux que ce soit donc par amour De ce pays à l’extrême-ouest de l’Europe De cette Europe fatiguée Dans les restes prestigieux de laquelle Les hommes se tuméfient Se heurtent, se font mal Comme papillons en folie Que menace l’obscurité Les lampes du bonheur d’être homme S’éteignent une à une Soufflées par le mauvais vent de la mort D’une mort que nous ne... [Lire la suite]
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10 août 2014

Georges Perros (1923 – 1978) : « on meurt de rire…. »

On meurt de rire on meurt de faim On meurt pour blessure à la guerre On meurt au théâtre à la fin D’un drame où le ciel est par terre.   Il est cent façons de mourir Pour vivre on est beaucoup plus sage. Il s’agit de savoir moisir Entre l’espoir et le fromage.   Poèmes bleus, Editions Gallimard, 1962   Du même auteur : Marines (10/08/2015) « Mon coeur bredouille… » (16/10/2016) « Il y a un bruit près de chez moi… » (16/10/2017) « Il n’y a rien... »... [Lire la suite]
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