10 février 2018

Octavio Paz (1914 – 1998) : Le grand diseur évoque ceux qui passèrent

  Le grand diseur évoque ceux qui passèrent   Une autre beauté… Donnez-moi la dimension, l’éclat l’œil brillant d’obsidienne dans la flamme noire du rêve. Donnez-moi la croyance, la foi, les tendres miels, l’espoir de rassemble en cet endroit ceux qui passèrent avant moi…   Une autre prouesse… Donnez-moi l’infortune, le ciseau, la chaîne… Ouvert chacun des pores de mon sang, je reviendrai sur mes pas à travers les cryptes du silence, j’atteindrai l’origine, la première trouvaille, la plume du... [Lire la suite]
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10 février 2017

Octavio Paz (1914 – 1998) : Hymne parmi les ruines / Himno entre ruinas

  Hymne parmi les ruines   Couronné de lui-même le jour étend ses plumes. Haut cri jaune, jet brûlant au centre d’un ciel impartial et salutaire ! Les apparences sont belles dans leur vérité spontanée. La mer gravit la côte, prend appui entre les roches, araignée éblouissante : la mauve blessure du mont resplendit, une poignée de chèvres et un troupeau de pierre, le soleil pond son œuf d’or et s’éploie sur la mer. Tout est dieu. Statue brisée, colonnes mangées de lumière, ruines vives en un monde... [Lire la suite]
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17 février 2016

Octavio Paz (1914 - 1998) : Pierres de soleil / Piedra de sol

    Pierres de soleil   (…) Il n’y a rien en moi sauf une grande blessure, un creux que personne ne parcourt plus, présent sans fenêtre, pensée qui revient, se répète, se reflète et se perd dans sa propre transparence, conscience traversée par un œil qui regarde son propre regard jusqu’à s’abolir de clarté :                j’ai vu ton atroce écaille, Mélusine, l’aube briller, verdâtre, tu dormais lovée dans les draps, en... [Lire la suite]
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17 janvier 2015

Octavio Paz ( 1914 – 1998) : L’avant du commencement / Antes del Comienzo

L’avant du commencement   Bruits confus, clarté incertaine. Un autre jour commence. C’est une chambre dans la pénombre et deux corps étendus. Dans mon front je me perds en une plaine désertée. Maintenant les heures aiguisent leurs couteaux. Mais à mon côté tu respires ; très aimée et éloignée tu coules et ne bouges pas. Inaccessible si je te pense, te palpe avec les yeux, te regarde avec les mains. Les rêves nous séparent et le sang nous réunit : Nous sommes un fleuve de battements. Sous tes paupières mûrit ... [Lire la suite]
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