18 août 2018

Alfred de Musset (1810 – 1957) : « Quand, par un jour de pluie... »

  Quand, par un jour de pluie, un oiseau de passage Jette au hasard un cri dans un chemin perdu, Au fond des bois fleuris, dans son nid de feuillage, Le rossignol pensif a parfois répondu.   Ainsi fut mon appel de votre âme entendu, Et vous me répondez dans notre cher langage. Ce charme triste et doux, tant aimé d’un autre âge, Ce pur toucher du cœur, vous me l’avez rendu.   Était-ce donc bien vous ? Si bonne et si jolie, Vous parlez de regrets et de mélancolie. — Et moi peut-être aussi, j’avais un... [Lire la suite]
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18 août 2017

Alfred de Musset (1810 – 1857) : Derniers vers

  Derniers vers   L'heure de ma mort, depuis dix-huit mois,  De tous les côtés sonne à mes oreilles,  Depuis dix-huit mois d'ennuis et de veilles,  Partout je la sens, partout je la vois. Plus je me débats contre ma misère,  Plus s'éveille en moi l'instinct du malheur ;  Et, dès que je veux faire un pas sur terre,  Je sens tout à coup s'arrêter mon coeur. Ma force à lutter s'use et se prodigue.  Jusqu'à mon repos, tout est un combat ;  Et, comme un coursier brisé de... [Lire la suite]
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11 mars 2016

Alfred de Musset (1810 -1857) : Venise

  Venise   Dans Venise la rouge, Pas un bateau qui bouge, Pas un pêcheur dans l’eau,   Pas un falot.   Seul, assis à la grève, Le grand lion soulève, Sur l’horizon serein,           Son pied d’airain.   Autour de lui, par groupes, Navires et chaloupes, Pareils à des hérons           Couchés en ronds,   Dorment sur l’eau qui fume, Et croisent dans la brume, En légers tourbillons, ... [Lire la suite]
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12 mars 2015

Alfred de Musset ( 1810 – 1957) : La nuit de mai

La nuit de mai La Muse Poète, prends ton luth et me donne un baiser ;  La fleur de l'églantier sent ses bourgeons éclore,  Le printemps naît ce soir ; les vents vont s'embraser ;  Et la bergeronnette, en attendant l'aurore,  Aux premiers buissons verts commence à se poser.  Poète, prends ton luth, et me donne un baiser. Le Poète Comme il fait noir dans la vallée ! J'ai cru qu'une forme voilée Flottait là-bas sur la forêt.  Elle sortait de la prairie ;  Son pied rasait l'herbe fleurie... [Lire la suite]
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