06 mars 2018

Michel Manoll (1911 – 1984) : La maison de la mer

  La maison de la mer   Non, ne me cherchez plus sous ces tuiles disjointes, Mouette d’autrefois, visiteuse attentive, Je ne reviendrai plus m’asseoir à cette table, Ni reprendre ma place à l’orée de la mer ;   Celui qui cherchait là un langage accessible Au moindre brin d’éther, au plus léger embrun, S’est engagé, depuis, dans une longue errance, Séparé des trésors qui brillaient sous son front ;   Il a masqué ses yeux de frondaisons nocturnes Et ne sait plus très bien en quel lieu il se... [Lire la suite]
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06 mars 2017

Michel Manoll (1911 – 1984) : Service de nuit

  Service de nuit   Est-ce le facteur de l’éternité qui m’apportera des lettres de Louisfert Portant le cachet d’un hameau comme il en existe sûrement par-delà      la terre Les mots seront un peu brouillés pour avoir traversé le tohu-bohu      stellaire Mais dans les marges l’empreinte de tes doigts me donnera le signe      irréfutable Qu’il n’y a pas de faussaire dans l’invisible Et qu’il suffit d’une présence imperceptible Comme un brin de tabac... [Lire la suite]
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05 mars 2016

Michel Manoll (1911 -1984) : La flamme en nous qui sombre

  La flamme en nous qui sombre   Le temps qui m’appartient et me fut accordé Qu’en reste-t-il ? A peine sais-je qu’une vague Hissant son pavillon à la cime des eaux S’est perdue corps et biens, abandonnant au roc Sa cargaison de houle et sa proue hauturière.   Etait-ce donc un songe où le dormeur s’avance Errant et naufragé vers le rucher d’écueils Où bourdonne un essaim perfide et meurtrier Et, parvenu au seuil de l’horizon sans faille, S’abandonne à l’exil qui le cerne, et se tait ?   A... [Lire la suite]
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