20 février 2018

Mang Ke /芒克 (1951 -) : Crépuscule

  Crépuscule   Déjà sur la terre le frottement des griffes du soleil s’efface déjà tout devient sombre crépuscule peau de fauve écorchée au couchant que le vent sèche   Les gens que je croise sont encore attentifs au moindre geste de l’air leur méfiance me gagne passé le crépuscule les yeux d’un fauve plus cruel pourraient surgir…   Traduit du chinois par Chantal Chen-Andro In, "Le Ciel en fuite. Anthologie de la nouvelle poésie chinoise" Editions Circé, 2004 Du même auteur : Le... [Lire la suite]
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20 février 2017

Mang Ke /芒克 (1951 -) : Vent à fleur d’eau

  Vent à fleur d’eau   Le vent à fleur d’eau laisse une odeur masculine monte sur la rive ruisselle se presse vers l’ombre verte malgré son extrême langueur et là se pare d’un vêtement s’arrête se retourne et l’onde apaisée découvre sa gorge tendre nénuphars sur le point d’éclore ne sont-ils pas turgescents gonflés de désirs   Traduit du chinois par Chantal Chen-Andro In, "Le Ciel en fuite. Anthologie de la nouvelle poésie chinoise" Editions Circé, 2004 Du même auteur : Le temps sans le... [Lire la suite]
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20 février 2016

Mang Ke / (芒克 (1951 - ) : Poème de l’offrande à l’automne

  Poème de l’offrande à l’automne   Récolte L’automne furtif est venu sur mon visage J’ai mûri   Labeur Comme font toutes les charrettes à cheval Je tirerai le soleil dans les champs de blé   Enfance Route sur laquelle je me suis perdu autrefois   Regarder au loin Tout du passé Est indiscutablement vrai   Réverbères Lumière ordonnée Ténèbres ordonnées Choix Le mieux serait Dans un lieu désertique D’installer ma vie Alors J’accueillerais toutes les cultures Dans mon champ ... [Lire la suite]
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20 février 2015

Mang Ke - 芒克 (1951 - ) : Le temps sans le temps

  Le temps sans le temps       Section II   1   L’ouragan sur la falaise a passé  affûtant ses couteaux  un bruit sourd  la nuit lourde s’abat  seule visible  cette grande chose écorchée  éventrée puis un morceau de chair rouge  qui roule…  le soleil vient de naître  mais sa lumière usée déjà  traîne sur la terre, courbée sur un bâton  2   Tiré de l’eau du rêve je grimpe sur la rive  mon corps épuisé ruisselle ... [Lire la suite]
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