26 septembre 2019

Ossip Emilievitch Mandelstam / О́сип Эми́льевич (1892 – 1938) : « Pour la gloire à venir ... » / « За гремучую доблесть грядущих

  Pour la gloire à venir, la gloire héréditaire,           La haute lignée des humains, J’aurai perdu ma coupe à la table des pères,           La gaieté, l’honneur, tout enfin ...   Le siècle, loup-cervier, bondit sur mes épaules ... Ô siècle, je ne suis point loup et je t’en prie, Comme on fourre un bonnet dans une manche molle, Mets-moi sous ta pelisse au chaud en Sibérie.   Cache à mes yeux la boue aux lâchetés... [Lire la suite]
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26 septembre 2018

Ossip Emilievitch Mandelstam / О́сип Эми́льевич Мандельшта́м (1892 - 1938) : « J’écoute une musique intense... »

      J’écoute une musique intense, A mes yeux s’ouvre l’Infini. Le vol des oiseaux de minuit Traverse en planant le silence...   Simple comme le ciel uni, Et pauvre comme la nature, Ma liberté m’est plus obscure Que la voix des oiseaux de nuit.   Là-haut, blafard dans les étoiles, Brille un croissant blême et languide ; Oui, je le fais mien, ô Grand Vide, Ton univers étrange et pâle !   Traduit du russe par Katia Granoff, In, « Anthologie de la poésie russe » ... [Lire la suite]
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26 septembre 2017

Ossip Emilievitch Mandelstam / О́сип Эми́льевич Мандельшта́м 1892 -1938 : Le coquillage

    Le coquillage   Suis-je inutile et hors d’usage, Nuit ? Du gouffre de l’univers, Sans perle, un simple coquillage Jeté sur le bord de la mer ?   La vague écume sous ta brise, Ton chant est sauvage et lointain, Mais tu l’aimes, ô nuit exquise, Ce coquillage étrange et vain.   Le couvrant d’un manteau d’étoiles, Près de lui sur le sable d’or, Tu le berces pendant qu’il dort Du bruit houleux de la rafale.   Maison d’un cœur sans habitants, Ce coquillage aux murs fragiles, ... [Lire la suite]
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26 septembre 2015

Ossip Emilievitch Mandelstam / О́сип Эми́льевич Мандельшта́м (1891 – 1938) : « Homère, l’insomnie… » /Бессоница, Гомер, тугие па

  Homère, l’insomnie. Et les voiles tendues. J’ai lu jusqu’au milieu le Catalogue des vaisseaux. Cette longue couvée, ce long envol de grues Sauvages qui jadis franchit le ciel de Grèce.   Grues s’enfonçant en coin vers d’étranges confins, (L’écume divine ceint la tête des rois) Vers quels ports voguez - vous ? O guerriers achéens, Vous seriez- vous, sans Hélène, souciés de Troie ?   Tout est mû par l’amour – Homère et l’océan. Qui donc puis – je écouter ? Car Homère se tait. La mer est... [Lire la suite]
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