20 décembre 2019

Giacomo Leopardi (1798- 1837) : Les souvenirs / Le ricordanze

  Les souvenirs             Belles étoiles de l’Ours, pouvais-je croire Qu’un jour je reviendrais vous contempler Scintillantes au-dessus du jardin de mon père, Et deviser avec vous depuis les fenêtres De cette demeure où j’habitais Enfant et de mes joies connus la fin. Alors, que de chimères, que de fables Engendrait votre vision dans mon âme, Avec celle des lumières vos compagnes ! Quand, silencieux, assis dans l’herbe, J’aimais à passer grand-partie de mes... [Lire la suite]
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20 décembre 2018

Giacomo Leopardi (1798 – 1837) : A soi-même / A se stesso

    A se stesso   Or à jamais tu sommeilles, si harassé, mon cœur. L’ultime mirage s’est éteint, qui me faisait croire éternel. Mort. Je le sens bien, même les rêves les plus chers, y compris l’espoir, se sont fanés. Repose pour toujours. Toi qui a tant palpité. D’aucuns soupirs n’est digne la terre, ni ne mérite tes ardeurs. Rien qu’amertume et ennui, la vie ; et le monde n’est que boue. Sois en paix désormais. Désespère en cet instant ultime. A notre espèce le sort n’a offert que le mourir.... [Lire la suite]
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20 décembre 2017

Giacomo Leopardi (1798 – 1837) : L’Infini / L’Infinito

  L’Infini   Toujours me fut chère cette déserte colline Et cette haie qui de toute part Cache l'horizon ultime. Mais immergé à l'infini En si profonde quiétude Je contemple ces espaces Et recrée de surhumains silences Mon choeur chavire au bruissement des feuilles Et le silence, et cette voix qui s'entrelacent Me relient à l'éternel Ey aux saisons révolues Et à ce temps présent, vif en son chant. Ainsi, dans cette immensité S'abîme ma pensée; Et comme il m'est cher ce doux naufrage.   Traduit de... [Lire la suite]
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20 décembre 2016

Giacomo Leopardi (1798 – 1837) : Le soir du jour de fête / La sera del dì di festa

  Le soir du jour de fête   Tendre et claire est la nuit, sans un souffle, Et calme sur les toits, au milieu des vergers, La lune s’est posée, qui révèle au lointain Les montagnes sereines. Ô mon amour, Déjà se taisent les chemins, et rare Transparaît aux volets la lampe nocturne : Tu dors, toi que reçut le facile sommeil, Dans tes chambres calmes, et ne t’étreint Nul souci ; tu ne sais, tu ne penses Quelle plaie en mon cœur tu m’ouvris. Tu dors : moi, le ciel qui me semble Si doux, je m’avance... [Lire la suite]
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20 décembre 2015

Giacomo Leopardi (1798 – 1837) : Le coucher de la lune / Il tramonto della luna

  Le coucher de la lune      Telle dans la nuit déserte, Sur les campagnes argentées, sur les eaux, Là où flotte la brise, Où font jouer les ombres lointaines Mille formes indécises, Mille choses trompeuses, Parmi les ondes calmes Et les bocages, les collines, les fermes ; Touchant aux confins du ciel, Derrière l’Apennin, les Alpes, ou dans le sein Immense de la mer Tyrrhénienne Descend la lune, et le monde s’éteint ; S’enfuient les ombres, et une seule Obscurité voile les cimes et... [Lire la suite]
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30 décembre 2014

Giacomo Leopardi (1798 – 1837): A Sylvia / A Silvia

    A Sylvia Sylvia, te souvient-il encore De ce temps de ta vie mortelle, Où la beauté resplendissait Dans tes regards rieurs, furtifs, Et que tu t’élevais, heureuse et sage Aux bords de ta jeunesse?   Les chambres calmes résonnaient, Et les rues à l’entour, De  ta chanson perpétuelle. Assise aux travaux féminins Tu souriais à l’avenir rêveur Que tu portais en toi ; Ainsi dans les senteurs de mai S’écoulaient tes journées   Quittant parfois les études charmeuses, Les pages ensuées ... [Lire la suite]
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