20 décembre 2018

Giacomo Leopardi (1798 – 1837) : A se stesso

    A se stesso   Or à jamais tu sommeilles, si harassé, mon cœur. L’ultime mirage s’est éteint, qui me faisait croire éternel. Mort. Je le sens bien, même les rêves les plus chers, y compris l’espoir, se sont fanés. Repose pour toujours. Toi qui a tant palpité. D’aucuns soupirs n’est digne la terre, ni ne mérite tes ardeurs. Rien qu’amertume et ennui, la vie ; et le monde n’est que boue. Sois en paix désormais. Désespère en cet instant ultime. A notre espèce le sort n’a offert que le mourir.... [Lire la suite]
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20 décembre 2017

Giacomo Leopardi (1798 – 1837) : L’Infini / L’Infinito

  L’Infini   Toujours tendre me fut ce solitaire mont, Et cette haie qui, de tout bord ou presque, Ferme aux yeux le lointain horizon. Mais couché là et regardant, des espaces Sans limites au-delà d’elle, de surhumains Silences, un calme on ne peut plus profond Je forme en mon esprit, où peu s’en faut Que le coeur ne défaille. Et comme j’ouis le vent Bruire parmi les feuilles, cet Infini silence-là et cette voix, Je les compare : et l’éternel, il me souvient, Et les mortes saisons, et la présente Et... [Lire la suite]
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20 décembre 2016

Giacomo Leopardi (1798 – 1837) : Le soir du jour de fête / La sera del dì di festa

  Le soir du jour de fête   Tendre et claire est la nuit, sans un souffle, Et calme sur les toits, au milieu des vergers, La lune s’est posée, qui révèle au lointain Les montagnes sereines. Ô mon amour, Déjà se taisent les chemins, et rare Transparaît aux volets la lampe nocturne : Tu dors, toi que reçut le facile sommeil, Dans tes chambres calmes, et ne t’étreint Nul souci ; tu ne sais, tu ne penses Quelle plaie en mon cœur tu m’ouvris. Tu dors : moi, le ciel qui me semble Si doux, je m’avance... [Lire la suite]
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20 décembre 2015

Giacomo Leopardi (1798 – 1837) : Le coucher de la lune / Il tramonto della luna

  Le coucher de la lune      Telle dans la nuit déserte, Sur les campagnes argentées, sur les eaux, Là où flotte la brise, Où font jouer les ombres lointaines Mille formes indécises, Mille choses trompeuses, Parmi les ondes calmes Et les bocages, les collines, les fermes ; Touchant aux confins du ciel, Derrière l’Apennin, les Alpes, ou dans le sein Immense de la mer Tyrrhénienne Descend la lune, et le monde s’éteint ; S’enfuient les ombres, et une seule Obscurité voile les cimes et... [Lire la suite]
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30 décembre 2014

Giacomo Leopardi (1798 – 1837): A Sylvia / A Silvia

    A Sylvia Sylvia, te souvient-il encore De ce temps de ta vie mortelle, Où la beauté resplendissait Dans tes regards rieurs, furtifs, Et que tu t’élevais, heureuse et sage Aux bords de ta jeunesse?   Les chambres calmes résonnaient, Et les rues à l’entour, De  ta chanson perpétuelle. Assise aux travaux féminins Tu souriais à l’avenir rêveur Que tu portais en toi ; Ainsi dans les senteurs de mai S’écoulaient tes journées   Quittant parfois les études charmeuses, Les pages ensuées ... [Lire la suite]
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