25 décembre 2017

Alphonse de Lamartine (1790 – 1869) : L’Automne

  Automne   Salut, bois couronnés d'un reste de verdure ! Feuillages jaunissants sur les gazons épars ! Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature Convient à la douleur et plaît à mes regards. Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire ; J'aime à revoir encor, pour la dernière fois, Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois ! Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire, A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits ; C'est l'adieu... [Lire la suite]
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22 septembre 2016

Alphonse de Lamartine (1790 – 1869) : Le lac

  Le lac     Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, Dans la nuit éternelle emportés sans retour, Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges                     Jeter l'ancre un seul jour ?   Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière, Et près des flots chéris qu'elle devait revoir, Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre ... [Lire la suite]
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22 septembre 2015

Alphonse de Lamartine (1790 – 1869) : L’Isolement

  L'isolement   Souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne, Au coucher du soleil, tristement je m'assieds ; Je promène au hasard mes regards sur la plaine, Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.   Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes,  Il serpente, et s'enfonce en un lointain obscur ; Là le lac immobile étend ses eaux dormantes Où l'étoile du soir se lève dans l'azur.   Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres, Le crépuscule encor jette un dernier... [Lire la suite]
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22 septembre 2014

Alphonse de Lamartine (1790 – 1869) : Le vallon

Le Vallon   Mon cœur, lassé de tout, même de l’espérance, N’ira plus de ses vœux importuner le sort ; Prêtez-moi seulement, vallon de mon enfance, Un asile d’un jour pour attendre la mort.   Voici l’étroit sentier de l’obscure vallée : Du flanc de ces coteaux pendent des bois épais, Qui, courbant sur mon front leur ombre entremêlée, Me couvrent tout entier de silence et de paix. Là, deux ruisseaux cachés sous des ponts de verdure Tracent en serpentant les contours du vallon ; Ils... [Lire la suite]
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