14 mars 2018

Jules Laforgue (1860- 1887) : Les après-midi d’automne

  Les après-midi d'automne   Oh! les après-midi solitaires d'automne! II neige à tout jamais. On tousse. On n'a personne. Un piano voisin joue un air monotone ; Et, songeant au passé béni, triste, on tisonne.   Comme la vie est triste! Et triste aussi mon sort. Seul, sans amour, sans gloire ! et la peur de la mort ! Et la peur de la vie, aussi ! Suis-je assez fort ? Je voudrais être enfant, avoir ma mère encor.    Oui, celle dont on est le pauvre aimé, l'idole, Celle qui, toujours prête,... [Lire la suite]
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09 septembre 2016

Jules Laforgue (1860 – 1887) : L’hiver qui vient

  L'hiver qui vient   Blocus sentimental ! Messageries du Levant !.. Oh, tombée de la pluie ! Oh ! tombée de la nuit, Oh ! le vent  ... La Toussaint, la Noël et la Nouvelle Année, Oh, dans les bruines, toutes mes cheminées !.. D'usines...   On ne peut plus s'asseoir, tous les bancs sont mouillés ; Crois-moi, c'est bien fini jusqu'à l'année prochaine,   Tant les bancs sont mouillés, tant les bois sont rouillés, Et tant les cors ont fait ton ton, ont fait ton taine !..   Ah, nuées... [Lire la suite]
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09 septembre 2015

Jules Laforgue (1860 – 1887) : Rosace en vitrail

  Rosace en vitrail    Vraiment! tout ce qu'un Cœur, trop solitaire, amasse  De remords de la vie et d'adoration,  Flambe, brûle, pourrit, saigne en cette rosace  Et ruisselle à jamais de consolation.    Oh! plus que dans les fleurs de fard de Baudelaire,  Plus que dans les refrains d'automne de Chopin,  Plus qu'en un Rembrandt roux qu'un rayon jaune éclaire,  Seuls aussi bons aux spleens sont les couchants de juin.    Vaste rosace d'or, d'azur et de... [Lire la suite]
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