15 juillet 2017

Walid Khaznadar (1950 -) /وليد خازندار : L’étranger la connaît

  L’étranger la connaît   La nuit redouble d'attention Les autobus, lentement, s'éloignent Les petites filles, qui sont si jeunes, disparaissent en hâte dans l'obscurité Et les fenêtres, comme des navires, L'une après l'autre ont allumé leurs lanternes Et pris la mer Les cafés sont désormais hostiles Et les rues où il a égaré ses clés Ferment leurs carrefours Les pierres l'ont vu et l'ont renié Le long banc de bois peint en vert, face à la mer lui aussi l'a renié Le vendeus de châtaignes l'a renié... [Lire la suite]
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15 juillet 2016

Walid Khaznadar وليد خازندار/ ( - 1950) : Absence

    Sa chambre est vide : Un siège de cuir noir à droite Un siège de cuir noir à gauche Un tricot vert et noir, fatigué, éperdu d’amour, Posé sur le rebord en marbre de la fenêtre   Rien : sa chambre vide. Pas de vent, pas le moindre bruit Les violettes se réfugient dans le mur Et derrière la vitre les nuages S’enfoncent dans l’azur impénétrable.   Soudain … Un bruit étouffé et doux dans le corridor Soudain… Son absence ardente et profonde Emplit la chambre.   Traduit de l’arabe... [Lire la suite]
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22 juillet 2015

Walid Khaznadar (1950 -) : Ce jour - là

Ce jour-là   Rien n’a changé en lui La table et sa chaise sont sur le balcon Son livre est ouvert à la dernière page Son cendrier, ses papiers… Il dessinait un brin de basilic chaque fois qu’il avait mal, Un oiseau lorsqu’une mort était annoncé à la radio Et après le second verre Il dessinait des figures obscures et mystérieuses   Rien n’a changé en lui Mais, depuis ce jour-là, il n’est plus revenu à sa chaise Il n’a plus jamais accordé d’attention Au bruit des bottes Depuis ce jour-là son rire fraternel ... [Lire la suite]
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