11 décembre 2017

Hubert Juin (1926 – 1987) : « Où sont les appels de la lumière… »

  Où sont les appels de la lumière Où les flammes lisses de jour d‘été dans son habit d’eau courante Et les marchés au village le vendredi parmi les rires les marronniers étendus à l’aise dans l’or noir du théâtre lorsque se levait narquoise la toile peinte c’était l’aube encore et elle la servante haussait sa nudité à la fenêtre espérant un regard un oiseau de chair comme l’enfant qui voit son sexe se gonfler lorsque le lave la servante aux doigts bleus L’orchestre n’en finissait pas de crisser de geindre de peigner... [Lire la suite]
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03 juillet 2016

Hubert Juin (1926 – 1987) : V.H.

  V. H Pour Paul Otchakovsky -Laurens   Dans les grands arbres rideau qui coupe l’œil là-bas au fond avec les ramiers malgré tant de poèmes tombés parmi les feuilles le lin les ors les mots vifs emportés où sont peut-être les mortes qui parlent Funèbre abri décomposé Le cœur frappe L’air sacré dressé sur le rien le cillement à peine d’une porte fermée entre deux vers où commence le recommencement Et la main peine s’acharne grave les lettres Le poème cérémonieux dit le dedans l’ impur les plis les lèvres du sexe... [Lire la suite]
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03 juillet 2015

Hubert Juin (1926 - 1987 ) : L’Aube brève

  L’Aube brève    Ils passaient au-delà de la ligne des eaux si loin que l’horizon courbe perdait le sens se retournait se détournait se couvrait de corail plongeait dans la profondeur opaque se dissimulait aux regards Nous devenions multiples chacun un océan une épopée la guerre insidieuse du sang porté aux tempes par les    servantes attentives Cependant nous vivions hors de vue dans l’oubli feuillu, à la chair tendre   Venaient les libations des fêtes impériales les défilés entre les rocs... [Lire la suite]
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