04 août 2020

Victor Hugo (1802 – 1885) : Une nuit qu’on entendait la mer sans la voir

  Une nuit qu'on entendait la mer sans la voir   Quels sont ces bruits sourds ? Ecoutez vers l'onde Cette voix profonde Qui pleure toujours Et qui toujours gronde, Quoiqu'un son plus clair Parfois l'interrompe... - Le vent de la mer Souffle dans sa trompe.   Comme il pleut ce soir ! N'est-ce pas, mon hôte ? Là-bas, à la côte, Le ciel est bien noir, La mer est bien haute ! On dirait l'hiver ; Parfois on s'y trompe... - Le vent de la mer Souffle dans sa trompe.   Oh ! marins... [Lire la suite]
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04 août 2019

Victor Hugo (1802 – 1885) : Le Matin

Député de l'Assemblée Nationale, 1849   Le matin   Moriturus moriturae . Le voile du matin sur les monts se déploie, Vois, un rayon naissant blanchit la vieille tour ; Et déjà dans les cieux s'unit avec amour,           Ainsi que la gloire à la joie, Le premier chant des bois aux premiers feux du jour.     Oui, souris à l'éclat dont le ciel se décore ! - Tu verras, si demain le cercueil me dévore, Un soleil aussi beau luire à ton désespoir, Et les... [Lire la suite]
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04 août 2018

Victor Hugo (1802 – 1885) : Horror-IV

  Horror    IV     Depuis quatre mille ans que, courbé sous la haine, Perçant sa tombe avec les débris de sa chaîne,           Fouillant le bas, creusant le haut, Il cherche à s'évader à travers la nature, L'esprit forçat n'a pas encor fait d'ouverture            A la voûte du ciel cachot. Oui, le penseur en vain, dans ses essors funèbres, Heurte son âme d'ombre au plafond de ténèbres ;           Il tombe, il... [Lire la suite]
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04 août 2017

Victor Hugo (1802 – 1885) : Stella

Portrait par Achille Devéria, 1829 . Musée Carnavalet   Stella   Je m'étais endormi la nuit près de la grève. Un vent frais m'éveilla, je sortis de mon rêve, J'ouvris les yeux, je vis l'étoile du matin. Elle resplendissait au fond du ciel lointain Dans une blancheur molle, infinie et charmante. Aquilon s'enfuyait emportant la tourmente. L'astre éclatant changeait la nuée en duvet. C'était une clarté qui pensait, qui vivait ; Elle apaisait l'écueil où la vague déferle ; On croyait voir une âme à travers une... [Lire la suite]
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04 août 2016

Victor Hugo (1802 -1885) : « Demain, dès l'aube… »

Portrait par Léon Bonnat, 1879, Château de Versailles   Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends. J'irai par la forêt, j'irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.   Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées, Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.   Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe, Ni les voiles au... [Lire la suite]
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04 août 2015

Victor Hugo 1802 -1885) : Soleils couchants

Photographie par Charles Hugo (1853-1855)   Soleils couchants Merveilleux tableaux que la vue découvre à la pensée. CH. NODIER I   J'aime les soirs sereins et beaux, j'aime les soirs, Soit qu'ils dorent le front des antiques manoirs                Ensevelis dans les feuillages ; Soit que la brume au loin s'allonge en bancs de feu ; Soit que mille rayons brisent dans un ciel bleu ... [Lire la suite]
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04 août 2014

Victor Hugo (1802 -1885) : A quoi songeaient les deux cavaliers

Photographie, par Etienne Carjat, 1876 A quoi songeaient les deux cavaliers ...   La nuit était fort noire et la forêt très-sombre.  Hermann à mes côtés me paraissait une ombre.  Nos chevaux galopaient. A la garde de Dieu !  Les nuages du ciel ressemblaient à des marbres.  Les étoiles volaient dans les branches des arbres  Comme un essaim d'oiseaux de feu.  Je suis plein de regrets. Brisé par la souffrance,  L'esprit profond d'Hermann est vide d'espérance.  Je suis plein de... [Lire la suite]
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