06 février 2018

Friedrich Hölderlin (1770 – 1843) : Chant du destin d’Hypérion / Hyperions Schickalslied

  Chant du destin d’Hypérion   Vous avancez là-haut dans la lumière   Sur un sol tendre, bienheureux génies ;     Les souffles scintillants des dieux       Vous effleurent à peine,          Ainsi les doigts musiciens           Les cordes saintes.   Les habitants du Ciel vivent purs de Destin   Comme le nourrisson qui dort ;     Gardé avec pudeur ... [Lire la suite]
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06 février 2017

Friedrich Hölderlin (1770 – 1843) : Le Pays / Die Heimat

  Le pays   Joyeux le marinier vers le fleuve paisible rentre      Des îles loin d’ici, quand sa moisson est faite ;           Moi aussi, j’aimerais revenir au pays, si j’avais                Autant que de douleur moissonné de richesses. Ô, vous, rives si chères qui jadis m’éduquèrent,      Apaisez-vous les maux de l’amour, promettez-vous, ... [Lire la suite]
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14 février 2016

Friedrich Hölderlin (1770 – 1843) : Ainsi Ménon pleurait Diotima / Menons Klagen um diotima

      Ainsi Ménon pleurait Diotima I Chaque jour je m’en vais sous le ciel et je cherche en vain un changement. Je leur ai depuis longtemps tout demandé, aux sentiers de la campagne ; les collines là-haut où souffle la fraîcheur, j’erre de l’une à l’autre, et de    l’ombre à la source. Et mon âme, des sommets aux vallées, implore le repos. Ainsi la bête blessée fuit aux forêts où jadis à midi elle reposait nonchalamment à l’ombre, mais son gîte de verdure ne rendra pas la paix à son... [Lire la suite]
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14 février 2015

Friedrich Hölderlin (1770 – 1843) : « Je connais quelque part un château-fort …» / “ Das alte Schloss zu untergraben…”

  Je connais quelque part un château-fort Dans lequel vit un roi silencieux ; Une suite bizarre l’accompagne ; Mais il ne monte jamais aux créneaux. La chambre de ses plaisirs est cachée Et d’invisibles sentinelles veillent ; Seul, le chant des sources familières Descend à lui, du toit bariolé.   Ce que leurs prunelles claires ont vu Sous les vastes espaces constellés, Elles en font un fidèle rapport En contant d’interminables histoires. Et lui se baigne en leur flot débordant, Il y purifie... [Lire la suite]
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