01 août 2021

Friedrich Hölderlin (1770 - 1843) : Fête de la paix / Friedensfeier

  Fête de la paix      Veuillez, je vous prie, ne lire ces feuilles qu’avec bonté. Je suis sûr qu’ainsi ce poème ne sera pas incompréhensible, et encore moins choquant. S’il se trouvait cependant certaines personnes pour estimer cette langue trop peu conventionnelle, il faut bien que j’avoue une chose : c’est que je ne peux pas faire autrement. N’est-on pas disposé, quand la journée est belle, à entendre toute façon de chanter, et la nature, dont ce champ provient, le reprend aussi. ... [Lire la suite]
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05 février 2021

Friedrich Hölderlin (1770 - 1843) : « Comme, lorsqu’au jour de fête... » / « Wie wenn am Feiertage...

  Dessin de Mary Evans Picture Library     Comme, lorsqu’au jour de fête, pour aller inspecter son champ, Un paysan s’en va le matin, quand pendant tout le temps D’une brûlante nuit la fraîcheur des éclairs est tombée Et qu’au loin retentit encore le tonnerre Le fleuve revient en ses berges, Le sol se met à reverdir, Et de l’agréable pluie du ciel La vigne goutte doucement et les arbres Du bois scintillent doucement sous le soleil :   Ainsi se trouvent-ils, sous un climat propice, Ceux que... [Lire la suite]
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05 février 2020

Friedrich Hölderlin (1770 - 1843) : En bleu adorable / In lieblicher Bläue

    En bleu adorable   En bleu adorable fleurit Le toit de métal du clocher. Alentour Plane un cri d’hirondelles, autour S’étend le bleu le plus touchant. Le soleil Au-dessus va très haut et colore la tôle, Mais silencieuse, là-haut, dans le vent, Chante la girouette. Que quelqu’ Un au-dessous de la cloche, descende les degrés, alors Le silence sera une vie ; car, Lorsqu’une figure à ce point se détache, la Forme aussitôt ressort, de l’homme. Les fenêtres, d’où les cloches tintent, sont Comme des... [Lire la suite]
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06 février 2019

Friedrich Hölderlin (1770 – 1843) : Fantaisie du soir / Abendphantasie

  Fantaisie du soir   Assis dans l’ombre, devant sa cabane, tranquillement      Le laboureur, le frugal, voit son âtre qui fume.           Dans la paix du village la cloche du soir salue                Le voyageur au loin de sons hospitaliers.   En cette heure sans doute les marins rentrent aussi au port,      Dans des villes lointaines, joyeux et... [Lire la suite]
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06 février 2018

Friedrich Hölderlin (1770 – 1843) : Chant du destin d’Hypérion / Hyperions Schickalslied

  Chant du destin d’Hypérion   Vous avancez là-haut dans la lumière   Sur un sol tendre, bienheureux génies ;     Les souffles scintillants des dieux       Vous effleurent à peine,          Ainsi les doigts musiciens           Les cordes saintes.   Les habitants du Ciel vivent purs de Destin   Comme le nourrisson qui dort ;     Gardé avec pudeur ... [Lire la suite]
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06 février 2017

Friedrich Hölderlin (1770 – 1843) : Le Pays / Die Heimat

  Le pays   Joyeux le marinier vers le fleuve paisible rentre      Des îles loin d’ici, quand sa moisson est faite ;           Moi aussi, j’aimerais revenir au pays, si j’avais                Autant que de douleur moissonné de richesses. Ô, vous, rives si chères qui jadis m’éduquèrent,      Apaisez-vous les maux de l’amour, promettez-vous, ... [Lire la suite]
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14 février 2016

Friedrich Hölderlin (1770 – 1843) : Ainsi Ménon pleurait Diotima / Menons Klagen um diotima

      Ainsi Ménon pleurait Diotima I Chaque jour je m’en vais sous le ciel et je cherche en vain un changement. Je leur ai depuis longtemps tout demandé, aux sentiers de la campagne ; les collines là-haut où souffle la fraîcheur, j’erre de l’une à l’autre, et de    l’ombre à la source. Et mon âme, des sommets aux vallées, implore le repos. Ainsi la bête blessée fuit aux forêts où jadis à midi elle reposait nonchalamment à l’ombre, mais son gîte de verdure ne rendra pas la paix à son... [Lire la suite]
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14 février 2015

Friedrich Hölderlin (1770 – 1843) : « Je connais quelque part un château-fort …» / “ Das alte Schloss zu untergraben…”

  Je connais quelque part un château-fort Dans lequel vit un roi silencieux ; Une suite bizarre l’accompagne ; Mais il ne monte jamais aux créneaux. La chambre de ses plaisirs est cachée Et d’invisibles sentinelles veillent ; Seul, le chant des sources familières Descend à lui, du toit bariolé.   Ce que leurs prunelles claires ont vu Sous les vastes espaces constellés, Elles en font un fidèle rapport En contant d’interminables histoires. Et lui se baigne en leur flot débordant, Il y purifie... [Lire la suite]
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