30 juillet 2019

Guy Goffette (1947 -) : Un peu d’or dans la boue

  Un peu d’or dans la boue   I Je me disais aussi : vivre est autre chose que cet oubli du temps qui passe et des ravages de l’amour, et de l’usure – ce que nous faisons du matin à la nuit : fendre la mer,   fendre le ciel, la terre, tour à tour oiseau, poisson, taupe, enfin : jouant à brasser l’air, l’eau, les fruits, la poussière ; agissant comme, brûlant pour, allant vers, récoltant   quoi ? le ver dans la pomme, le vent dans les blés puisque tout retombe toujours,... [Lire la suite]
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30 juillet 2018

Guy Goffette (1947 -) : Le poids du silence

  Le poids su silence         Les commencements sont nombreux, mais c’est toujours la même histoire,      celle d’un homme que le petit matin dans la rue saisit par le col,      alors qu’il était sorti pour acheter une baguette à la boulangerie.      Et voilà que ce qu’il croyait établi dans sa vie, le chemin tracé, une femme avec un chat parmi les livres,      voilà que la rue humide et riante sous le premier... [Lire la suite]
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30 juillet 2017

Guy Goffette (1947 -) : Dimanche de poissons

  Dimanche de poissons   Et puis un jour vient encore, un autre jour, allonger la corde des jours perdus a reculer sans cesse devant la montagne des livres, des lettres ; un jour   propre et net, ouvert comme un lit, un quia à l’heure des adieux – et le mouchoir qu’on tire est le même qu’hier, où les larmes ont séché - un lit de pierres, et c’est là où nous sommes,   occupés à nous taire longuement, à contempler par cœur la mer au plafond comme les poissons rouges du bocal, avec une fois de... [Lire la suite]
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30 juillet 2016

Guy Goffette (1947 - ) : « Si tu viens pour rester… »

  L’Attente I Si tu viens pour rester, dit-elle, ne parle pas. Il suffit de la pluie et du vent sur les tuiles, il suffit du silence que les meubles entassent comme poussière depuis des siècles sans toi.   Ne parle pas encore. Écoute ce qui fut lame dans ma chair : chaque pas, un rire au loin, l’aboiement du cabot, la portière qui claque et ce train qui n’en finit pas de passer   sur mes os. Reste sans paroles : il n’y a rien à dire. Laisse la pluie redevenir la pluie et le vent cette marée sous les... [Lire la suite]
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