04 décembre 2018

Antonio Gamoneda (1931 -) : « Il existait tes mains... » / « Existían tus manos... »

  Il existait tes mains.   Un jour le monde devint silencieux ; les arbres, là-haut, étaient profonds et majestueux, et nous sentions sous notre peau le mouvement de la terre.   Tes main furent douces dans les miennes et j’ai senti en même temps la gravité et la lumière, et que tu vivais dans mon cœur.   Tout était vérité sous les arbres, tout était vérité. Je comprenais toutes choses comme on comprend un fruit avec la bouche, une lumière avec les yeux.   Traduit de l’espagnol par... [Lire la suite]
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04 décembre 2017

Antonio Gamoneda (1931 -) : « Vois / la fugacité sylvestre… »

  Pour le peintre Alejandro Vargas   Vois la fugacité sylvestre. Ses ramages en transit vers un espace invisible.                               Perçois une musique à la fois inaudible (tu sais que dans le silence la musique demeure) et tu la résous en pigments traversés par la lumière. ... [Lire la suite]
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04 décembre 2016

Antonio Gamoneda (1931 - ) : « Je sais que l’unique chant… »

  Je sais que l’unique chant, de tous les chants anciens le seul digne, l’unique poésie, est celle qui se tait et aime toujours ce monde, cette solitude qui rend fou et vous dépouille.   Traduit de l’espagnol par Claude de Frayssinet « Poésie espagnole. Anthologie 1945 – 1990 » Acte sud / Editions Unesco, 1995   Du même auteur : « Vois / la fugacité sylvestre… » (04/12/2017) « Il existait tes mains... » / « Existían tus manos... » (04/12/2018)  
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