10 mai 2018

Léon-Paul Fargue (1876 – 1947) : « Je t’ai cherché, je t’ai porté… »

    Je t’ai cherché, je t’ai porté Partout. — Dans un square désert au kiosque vide, où j’étais seul Devant la grille du couchant qui sombre et s’éteint, comme un vaisseau qui        brûle derrière les arbres… Un jour… dans quelque ville de province aux yeux mi-clos, qui tourne et        s’éteint Devant la caresse hâtive des express… Dans une boutique où bougent d’un air boudeur des figures de cendre ; Sur la place vide où souffle l’oubli ; Aux rides... [Lire la suite]
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16 mars 2017

Léon-Paul Fargue (1876 – 1947) : "... Depuis, il y a toujours, suspendu dans mon front"

          ... Depuis, il y a toujours, suspendu dans mon front et qui me fait mal,      Délavé, raidi de salpêtre et suri, comme une toile d'araignée qui pend dans une cave,          Un voile de larmes toujours prêt à tomber sur mes yeux.      Je n'ose plus remuer la joue ; le plus petit mouvement réflexe, le moindre tic      S'achève en larmes.         Si... [Lire la suite]
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16 mars 2016

Léon-Paul Fargue (1876 – 1947) : Accoudé

  Accoudé   (…)       J'ai vu mentir les bouches que j'aimais ; j'ai vu se fermer, pareils  à des ponts-levis, les coeurs où logeait ma confiance ; j'ai surpris  des mains dans mes poches, des regards dans ma vie intérieure ; j'ai  perçu des chuchotements sur des lèvres qui ne m'avaient habitué  qu'aux cris de l'affection. On a formé les faisceaux derrière mon dos,  on m'a déclaré la guerre, on m'a volé jusqu'à des sourires, des poignées  de main, des... [Lire la suite]
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03 juillet 2014

Léon – Paul Fargue (1876 – 1947) : La Gare

La gare  A  Arthur Fontaine   Gare de la douleur j’ai fait toutes tes routes. Je ne peux plus aller, je ne peux plus partir. J’ai traîné sous tes ciels, j’ai crié sous tes voûtes. Je me tends vers le jour où j’en verrai sortir Le masque sans regard qui roule á ma rencontre Sur le crassier livide où je rampe vers lui, Quand le convoi des jours qui brûle ses décombres Crachera son repas d’ombres pour d’autres ombres Dans l’étable de fer où rumine la nuit.   Ville de fiel, orgues brumeuses sous... [Lire la suite]
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