24 février 2019

Philippe Desportes (1546 – 1606) : « Depuis le triste point de ma frêle naissance...

  Depuis le triste point de ma frêle naissance Et que dans le berceau pleurant je fus posé, Quel jour marqué de blanc m’a tant favorisé Que de l’ombre d’un bien j’aie eu de la jouissance ?   A peine étaient séchés les pleurs de mon enfance Qu’au froid, au chaud, à l’eau je me vis exposé, D’amour, de la fortune, et des grands maîtrisé, Qui m’ont payé de vent pour toute récompense.   J’en suis fable du monde, et mes vers dispersés Sont les signes piteux des maux que j’ai passés, Quand tant de fiers... [Lire la suite]
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24 février 2018

Philippe Desportes (1546 – 1606) : « Sommeil… »

  Sommeil, paisible fils de la Nuit solitaire, Père alme (*) nourricier de tous les animaux,                       (*) bienfaisant Enchanteur gracieux, doux oubli de nos maux, Et des esprits blessés l'appareil salutaire :   Dieu favorable à tous, pourquoi m'es-tu contraire ? Pourquoi suis-je tout seul rechargé de travaux, Or que l'humide nuit guide ses noirs chevaux, Et que chacun jouit de ta grâce... [Lire la suite]
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24 février 2017

Philippe Desportes (1546 – 1606) : « Rosette, pour un peu d'absence… »

  Rosette, pour un peu d'absence, Votre coeur vous avez changé, Et moi, sachant cette inconstance, Le mien autre part j'ai rangé : Jamais plus, beauté si légère Sur moi tant de pouvoir n'aura Nous verrons, volage bergère, Qui premier s'en repentira.   Tandis qu'en pleurs je me consume, Maudissant cet éloignement, Vous qui n'aimez que par coutume, Caressiez un nouvel amant. Jamais légère girouette Au vent si tôt ne se vira : Nous verrons, bergère Rosette. Qui premier s'en repentira.   Où sont tant de... [Lire la suite]
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16 février 2015

Philippe Desportes (1546 – 1606) : « Las. Je ne verrai plus… »

  Las. Je ne verrai plus ces soleils gracieux Qui servaient de lumière à mon âme égarée ! Leur divine clarté s’est de moi retirée Et me laisse éperdu, dolent et soucieux   C’est en vain désormais, ô grand flambeau des cieux ! Que tu sors au matin de la plaine azurée, Ma nuit dure toujours, et la tresse dorée, Qui sert de jour au monde est obscure à mes yeux.   Mes yeux, hélas, mes yeux, sources de mon dommage, Vous n’aurez plus de guide en l’amoureux voyage, Pendant l’astre luisant qui soulait... [Lire la suite]
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