03 novembre 2017

André Chénier (1762 – 1794) : Le Jeu de Paume

  Le Jeu de paume A Louis David, peintre XVII. Peuple ! ne croyons pas que tout nous soit permis.             Craignez vos courtisans avides, Ô peuple souverain ! À votre oreille admis Cent orateurs bourreaux se nomment vos amis.             Ils soufflent des feux homicides. Aux pieds de notre orgueil prostituant les droits,            ... [Lire la suite]
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03 novembre 2016

André Chénier (1762 – 1794) : Néère

  Néère   Mais telle qu'à sa mort, pour la dernière fois, Un beau cygne soupire, et de sa douce voix, De sa voix qui bientôt lui doit être ravie, Chante, avant de partir, ses adieux à la vie : Ainsi, les yeux remplis de langueur et de mort, Pâle, elle ouvrit sa bouche en un dernier effort : " Ô vous, du Sébéthus Naïades vagabondes, Coupez sur mon tombeau vos chevelures blondes. Adieu, mon Clinias ! moi, celle qui te plus, Moi, celle qui t'aimai, que tu ne verras plus. Ô cieux, ô terre, ô mer, prés,... [Lire la suite]
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03 novembre 2015

André Chénier (1762 – 1794) : La jeune Tarentine

  La jeune Tarentine     Pleurez, doux alcyons ! ô vous, oiseaux sacrés,  Oiseaux chers à Thétis, doux alcyons, pleurez !  Elle a vécu, Myrto, la jeune Tarentine !  Un vaisseau la portait aux bords de Camarine.   Là l'hymen, les chansons, les flûtes, lentement, Devaient la reconduire au seuil de son amant. Une clef vigilante a, pour cette journée, Dans le cèdre enfermé sa robe d'hyménée, Et l'or dont au festin ses bras seraient parés, Et pour ses blonds cheveux les... [Lire la suite]
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03 septembre 2014

André Chénier (1762 – 1794) : Comme un dernier rayon, comme un dernier zéphyre

Comme un dernier rayon, comme un dernier zéphyre Animent la fin d'un beau jour Au pied de l'échafaud j'essaye encor ma lyre.  Peut-être est-ce bientôt mon tour.  Peut-être avant que l'heure en cercle promenée  Ait posé sur l'émail brillant, Dans les soixante pas où sa route est bornée,  Son pied sonore et vigilant. Le sommeil du tombeau pressera ma paupière. Avant que de ses deux moitiés Ce vers que je commence ait atteint la dernière,  Peut-être en ces murs effrayés Le messager de... [Lire la suite]
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