19 juin 2018

Tahar Ben Jelloun (1944 -) : « Etranger... »

  Etranger prends le temps d’aimer l’arbre accoude-toi à la terre un cavalier t’apportera de l’eau, du pain      et des olives amères c’est le goût de la terre et les semences de la mémoire c’est l’écorce du pays et la fin de la légende ces hommes qui passent n’ont pas de terre et ces femmes usées attendent leur part d’eau. Etranger laisse la main dans la terre pourpre ici il n’est de solitude que dans la pierre   Cicatrices du soleil Editions François Maspero,1972 Du même... [Lire la suite]
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19 juin 2017

Tahar Ben Jelloun (1944 -) : « Je tourne le dos à la ville… »

  Je tourne le dos à la ville et parle avec la mer retournée la voix comme la vague les épaves ont gardé les cicatrices des mémoires vagabondes l’écume vient déposer le sel sur l’ancre épouvantail des enfants orphelins   In, « Les Poètes de la Méditerranée. Anthologie » Editions Gallimard (Poésie), 2010 Du même auteur : Poèmes par amour (19/06/2015)  « Que de cendres dans mon crâne… » (19/06/2016) « Etranger... » (19/06/2018)  
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19 juin 2016

Tahar Ben Jelloun : (1944 - ) : « Que de cendres dans mon crâne… »

  Que de cendres dans mon crâne qui croit encore le rêve possible que de sang sous cette terre grise que d’oliviers qui meurent à l’aube figée que de poèmes muselés dans la mort blanche Laissez-moi me rouler dans les sables pour perdre la mémoire pour ne plus parler des hommes pour ne plus fuir la mort   Les « frères » les fossoyeurs, les larmes aux yeux, massacrent      les camarades on nettoie la capitale et on se lave le sexe on préside la prière et on oublie   Après... [Lire la suite]
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19 juin 2015

Tahar Ben Jelloun (1944 - ) : Poèmes par amour

Poèmes par amour   Quel oiseau ivre naîtra de ton absence toi la main du couchant mêlée à mon rire et la larme devenue diamant monte sur la paupière du jour c’est ton front que je dessine dans le vol de la lumière et ton regard s’en va sur la vague retournée un soir de sable mon corps n’est plus ce miroir qui danse alors je me souviens.   tu te rappelles toi l’enfant né d’une gazelle le rêve balbutiait en nous son chant éphémère le vent et l’automne dans une petite solitude je te disais laisse les... [Lire la suite]
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