17 novembre 2017

Fernando Arrabal (1932 -) : Requiem pour la mort de Dieu

  Requiem pour la mort de Dieu   Dieu est-il mort ou bien les dieux A qui ma prière s’adresse ? Faut-il renoncer aux adieux ? Qui entendra notre détresse ?   La terre est vide et le ciel creux Jadis peuplé de tant de fêtes. Un temps où nous étions heureux Quand les dieux dansaient sur nos têtes.   Zeus a cessé de nous poursuivre De sa colère et de son foudre. L’or pour nous s’est changé en cuivre Et le marbre réduit en poudre.   Jéhovah ne nous parle plus Sur le Sinaï... [Lire la suite]
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17 novembre 2016

Fernando Arrabal ( 1932 - ) : Il est parti sans faire cygne

  Il est parti sans faire cygne   (Méditation au bord de l’eau pour Chan Ky Yut)   Le noyé danse au fil des eaux Sous le saule qui le caresse. L’homme passe entre les roseaux Il semble en proie à la paresse.   Il ne peut voir le nuage Qui dessine des barbes blanches Il n’est plus qu’un corps qui surnage Ou qui dérive entre les branches.   La forêt se devine au loin Sous une gaze de lumière. Il ne sera bientôt qu’un point Qui disparaît dans la poussière.   La roche surplombe la rive ... [Lire la suite]
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17 novembre 2015

Fernando Arrabal (1932 - ) : Je te salue démente !

    Je te salue démente !     Je te salue démente !   Etrangement parée pour le bal de l’asile Tu désires voler sur les rochers du sort Alors que les furies sont devenues patientes Grace aux nouveaux psychiatres, ces bergers de la haine   Je te salue démente !   Au centre du désert sans baisers, ni caresses Des sectes aux gourous feignant la différence Se disputent l’opium pour asservir l’enfant Que parfume le sang versé par l’innocence.   Je te salue... [Lire la suite]
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17 novembre 2014

Fernando Arrabal (1932 - ) : « J'ai une bulle d'air… »

     J’ai une bulle d’air. Je la sens très bien. Quand je suis triste, elle se fait plus lourde et parfois, quand je pleure, on dirait une goutte de mercure.      La bulle d’air se promène de mon cerveau à mon cœur et de mon cœur à mon cerveau. ***      « Mon enfant, mon enfant.  »      Enfin, elle alluma une lampe minuscule et je pus voir son visage mais non   son corps plongé dans l’obscurité.      Je lui... [Lire la suite]
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