01 mai 2019

Guillaume Apollinaire (1880 – 1918) : Départ

  Départ   Et leurs visages étaient pâles Et leurs sanglots s’étaient brisés   Après la neige aux purs pétales Comme ses mains sur les baisers Tombaient les feuilles automnales   In, Revue « Nord-Sud, N°8, Octobre 1917 » Chez Pierre Reverdy, 1917 Du même auteur : Les colchiques (14/05/2014) Le pont Mirabeau (14/05/2015) A la Santé (14/05/2016)  Si je mourais là-bas (14//05/2017) Vitam impendere amori (01 /05/2018)  
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01 mai 2018

Guillaume Apollinaire (1880 – 1918) : Vitam impendere amori

  Vitam impendere amori     L’amour est mort entre tes bras Te souviens-tu de sa rencontre Il est mort tu la referas Il s’en revient à ta rencontre     Encore un printemps de passé   Je songe à ce qu’il eut de tendre Adieu saison qui finissez   Vous nous reviendrez aussi tendre         Dans le crépuscule fané Où plusieurs amours se bousculent Ton souvenir gît enchaîné Loin de nos ombres qui reculent     Ô mains qu’enchaîne la mémoire Et... [Lire la suite]
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14 mai 2017

Guillaume Apollinaire (1880 -1918) : Si je mourais là-bas

  XII  Si je mourais là-bas…    Si je mourais là-bas sur le front de l’armée Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée Et puis mon souvenir s’éteindrait comme meurt Un obus éclatant sur le front de l’armée Un bel obus semblable aux mimosas en fleur   Et puis ce souvenir éclaté dans l’espace Couvrirait de mon sang le monde tout entier La mer les monts les vals et l’étoile qui passe Les soleils merveilleux mûrissant dans l’espace Comme font les fruits d’or autour de Baratier   Souvenir... [Lire la suite]
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14 mai 2016

Guillaume Apollinaire (1880 -1918) : A la Santé

  A la Santé I Avant d’entrer dans ma cellule Il a fallu me mettre nu Et quelle voix sinistre ulule Guillaume qu’es-tu devenu   Le Lazare entrant dans la tombe Au lieu d’en sortir comme il fit Adieu adieu chantante ronde Ô mes années ô jeunes filles II Non je ne me sens plus là           Moi-même Je suis le quinze de la           Onzième   Le soleil filtre à travers ... [Lire la suite]
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14 mai 2015

Guillaume Apollinaire (1880 – 1918) : Le pont Mirabeau

    Le pont Mirabeau   Sous le pont Mirabeau coule la Seine        Et nos amours    Faut-il qu’il m’en souvienne La joie venait toujours après la peine.         Vienne la nuit sonne l’heure        Les jours s’en vont je demeure   Les mains dans les mains restons face à face        Tandis que sous    Le pont de nos bras passe   Des éternels regards l’onde si... [Lire la suite]
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14 mai 2014

Guillaume Apollinaire (1880 - 1918) : les colchiques

Les colchiques Le pré est vénéneux mais joli en automne Les vaches y paissant Lentement s'empoisonnent Le colchique couleur de cerne et de lilas Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-la Violatres comme leur cerne et comme cet automne Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne Les enfants de l'école viennent avec fracas Vêtus de hoquetons et jouant de l'harmonica Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières Qui battent comme les fleurs battent au... [Lire la suite]
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