09 novembre 2020

Nourredine Aba (1921 – 1966) : « De radeau en radeau... »

  De radeau en radeau Et d’errance en errance L’énorme coulée de sable Qui vous soupçonnait De vivre, d’exister ? Ce chien famélique Qui n’attendait plus rien de vous ? L’oiseau que n’effrayait même plus Votre apparence d’homme ? Perdu, mes frères, perdu Le sourire de l’enfant Découvrant son premier coquillage Perdues, mes frères, perdues Les premières écailles Sur le jonc de l’adolescente Egarée par sa première tendresse, Perdus, mes frères, perdus L’ivresse des mains d’amis qui se serrent, Le... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

09 novembre 2019

Nourredine Aba (1921 – 1966) : « On dit que vos porteurs d’encensoir... »

  On dit que vos porteurs d’encensoir plient l’échine quand par hasard vous leur adressez la parole, Monsieur le haut dignitaire du parti ? On dit aussi que certains de vos courtisans Vous font la révérence et vous appellent sire ? Pourquoi pas Votre Majesté ? On vous le doit. Ces gueux étaient la veille de pauvres palefreniers, comme vous, qui n’étiez qu’un garçon d’écurie ! Mais vous voilà hissé jusqu’aux balcons du ciel. C’est de là que vous décidez, que vous ordonnez. Le peuple a la voix... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:05 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :
20 octobre 2015

Nourredine Aba (1921 -1996) : « Je suis comme un enfant… »

  (…) Je suis comme un enfant Exaspéré par la peur Qui croit s’en délivrer En chantant, Et je chante Mon nom arabe, Je chante ma terre arabe, Je chante La révélation de l’amour dont on sait Au premier regard Qu’il ne sera jamais recommencé, Je chante Tes longues tresses qui descendent Comme des queues de renard sur tes épaules, Je chante ta bouche Comme une prune éclatée, Je chante Notre encharnellement soudain Porté à son point d’orgue, Je chante l’enfance délirante d’illusions Au midi de son printemps, ... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 09:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :