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Le bar à poèmes

17 décembre 2018

Roger Caillois (1913 – 1978) : Dédicace

Roger Caillois (1913 – 1978) : Dédicace
Dédicace Je parle de pierres qui ont toujours couché dehors ou qui dorment dans leur gîte et la nuit des filons. Elles n’intéressent ni l’archéologue ni l’artiste ni le diamantaire. Personne n’en fit des palais, des statues, des bijoux ; ou des digues,...
16 décembre 2018

Brigitte Oleschinski (1955 -) : Puis à nouveau le long des façades / Dann nieder die niedrigen buckligen

Brigitte Oleschinski (1955 -) : Puis à nouveau le long des façades / Dann nieder die niedrigen buckligen
Puis à nouveau le long des façades basses et bossues au crépi qui s’effrite, les pavés bourdonnant comme du gâteau encore chaud entre les bordures raides et obliques du caniveau. Dans la cour, la sueur fraîche pose un glaçage sur les minces plaques dans...
15 décembre 2018

Gérald Neveu (1921 – 1960) : Raison sociale

Gérald Neveu (1921 – 1960) : Raison sociale
Raison sociale Je vis de peu. J’entends tinter des pierres dans ma tête. On vient me visiter — un peu pour entendre ce bruit et pour m’aider à fabriquer de la mousse. Je suis très bien comme cela. Il paraît que ça me va à merveille. Il ne me manque qu’un...
14 décembre 2018

Jean-Pierre Faye (1925 -) : Droit de suite. I

Jean-Pierre Faye (1925 -) : Droit de suite. I
Droit de suite I Où monte la crête de montagne au-dessus des pentes, par delà l’intervalle la cassure pleine de son drainant les échos vers le soir de fumier et d’insectes et l’odeur de minerai l’arête de parpaing effritée ou la longue mâchoire de poils...
13 décembre 2018

Jean-pierre Duprey (1930 – 1959) : Le condamné à vivre

Jean-pierre Duprey (1930 – 1959) : Le condamné à vivre
Le condamné à vivre Je cherche au fond de moi ce qu’y cacha la vie Quand elle me prit aux mains de ses yeux de pleureuse, Peut-être a-t-elle jeté l’existence de nuit Dont un cœur d’homme ne sent que la part malheureuse ? C’est sûrement un sort qu’elle...
12 décembre 2018

Gilberte H. Dallas (1918 – 1960) : « Les ancolies d’ébène... »

Gilberte H. Dallas (1918 – 1960) : « Les ancolies d’ébène... »
Y Les ancolies d’ébène guettent la mourante dévorée par la pluie Les rues la serrent l’enlacent Elle marche dans la jungle de béton Elle tend son corps comme une phrase délavée. Elle titube celle qui aurait pu être ma mère Elle titube la mère qui n’a...
11 décembre 2018

Georges Fagus (1872 – 1933) : « Pourquoi, Seigneur... »

Georges Fagus (1872 – 1933) : « Pourquoi, Seigneur... »
- Pourquoi, Seigneur, les hirondelles, Si bas, puis si haut volent-elles : Qu’en savent-elles, Qu’en sais-je ? rien. Et moi, pourquoi gai, puis morose, Pourquoi mes vers, pourquoi ma prose, Pourquoi sous mes doigts cette rose, Qu’en sais-je ? rien. (Du...
10 décembre 2018

Roland Dubillard (1923 – 2011) : La rencontre

 Roland Dubillard (1923 – 2011) : La rencontre
La rencontre Il a fait semblant de ne pas m'avoir vue, mais j'ai bien vu alors qu'il ne voyait plus rien ; et quand je l'ai perdu de vue, pendant des heures on m'a dit qu'il a fait le tour de la ville. Je l'ai vu revenir de très loin et tout droit, à...
9 décembre 2018

Jean-Pierre Schlunegger (1925 – 1964) : Retour

Jean-Pierre Schlunegger (1925 – 1964) : Retour
Retour à Jean-Jacques Rizzolio Après les bois de pins, les oliviers, les vignes, La ville dont la pierre a la douceur des corps, Voici le pays froid, les longs murs sans lumière, Les passants au regard de juge, sans éclat. Je suis là, dispersé comme la...
8 décembre 2018

Mellin de Saint-Gelais (1491 – 1558) : Treizain

Mellin de Saint-Gelais (1491 – 1558) : Treizain
Treizain Par l'ample mer, loin des ports et arènes S'en vont nageant les lascives sirènes En déployant leurs chevelures blondes, Et de leurs voix plaisantes et sereines, Les plus hauts mâts et plus basses carènes Font arrêter aux plus mobiles ondes, Et...
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