26 août 2020

Pir Sultan Abdal (1480 – 1550) : « Ne te détourne point... »

  Ne te détourne point en me voyant je ne cesserai de t’aimer ne fronce pas l’arc de tes sourcils ce n’est pas ta faute mais la mienne   sur ta langue et tes lèvres il y a du miel mon désir s’est posé sur ta rose en bourgeon tu es une sultane tu dictes les arrêts ce procès entre nous comment pouvais-je le gagner ?   je n’irai pas sur les plateaux sans toi je ne dirai pas ton secret dans les barrières j’ai beaucoup péché je ne le nie pas mes deux mains sont tachées de sang rouge.   Je me suis... [Lire la suite]
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05 avril 2020

Karadja-Oghlan (17ème siècle) : « Lorsque la Tchoukhourova... »

  Lorsque la Tchoukhourova (*) s’habille en fête lorsqu’elle se dépouille de sa nudité et que le février chasse le vent de l’hiver montagnes, il sied alors de vous appeler  paradis.   Vos arbres se parent de feuillages vos pierres ont foi en l’Unité toutes les fleurs se réjouissent en votre sein vos sources, montagnes coulent en chantant.   Vos branches s’agitent avec le vent entre eux jasent vos oiseaux de cette fête on froidure les lieux misérables pourquoi, montagnes, la jacinthe semble-t-elle... [Lire la suite]
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06 mars 2020

Nâzim Hikmet (1901 – 1963) : Fragment

    I   FRAGMENT   Sous la lune allaient les chars à bœufs... Les chars à bœufs allaient vers Afyon via Akchehir. La terre était tellement interminable,                                      les montagnes étaient si lointaines ... [Lire la suite]
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26 août 2019

Pir Sultan Abdal (1480 – 1550) : « Ne chante plus rossignol ... »

  Ne chante plus rossignol, ma vigne n'est plus gaie ami sans repos je me consume pour toi ma mèche est épuisée la cire en a fondu ami sans repos la douleur me consume.     Je suis comme le torrent qui éclate à la mer je ressemble à la rose ouverte hors saison je ressemble aux cendres dont le feu se noircit ami sans repos ton amour me consume.     Par les courriers tu auras de mes nouvelles bande mes plaies en même temps que celle des martyrs j'ai erré quarante ans avec les cerfs dans... [Lire la suite]
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06 avril 2019

Karadja-Oghlan (17ème siècle) : « Belle dont j’aime les yeux bruns... »

  Belle dont j’aime les yeux bruns montre-moi ton visage, je suis venu le voir on dit que ta chair est un remède à la peine est-ce vrai mon amour, je suis venu pour le savoir   Je me mets à pleurer dès que je m’éveille le jour de mes rêves la nuit de mes songes. Je suis venu, mon amour, pour briser les ailes des oiseaux qui volent au-dessus de toi.   On m’a dit que tes amants ne rient jamais et pleurent tans qu’ils ne peuvent essuyer leurs larmes celui qui t’étreint une fois ne meurt pas m’a-t-on dit ... [Lire la suite]
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06 mars 2019

Nâzim Hikmet (1901 – 1963) : Lettres et poèmes (1942 – 1946)

  Lettres et poèmes (1942 – 1946)   I Ma seule au monde et tu me dis dans ta dernière lettre : « Ma tête éclate, mon cœur défaille, S’ils te pendent,                si je te perds                               j’en mourrai. »   Tu vivras, ma femme Mon souvenir comme une fumée... [Lire la suite]
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06 avril 2018

Karadja-Oghlan (17ème siècle) : « J’ai parcouru … »

  J’ai parcouru maints pays étrangers, je n’ai pas trouvé de chemin menant au monde. Des roses, j’en ai vu par milliers dans les jardins, aucune ne ressemblait à ma bien aimée.   Je me suis lassé du langage amer des hommes des longues années pleines de tristesse. En espérant de l’aide des torrents qui coulent je n’ai pu trouver d’aussi ruisselants que moi-même.   Je me suis consumé à toutes les flammes je me suis cloué à un poignard le cœur percé je suis tombé et je n’ai pas trouvé de main pour me... [Lire la suite]
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19 octobre 2017

Nazim Hikmet (1901 - 1963) : La cigarette non-allumée

  La cigarette non allumée   Il peut mourir cette nuit une brûlure de balle sur la poitrine de son veston. Il est allé cette nuit à la mort                               de ses propres pas…   - As-tu une cigarette ? dit-il… - Oui           dis-je. - Allumette ? - Non, ... [Lire la suite]
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19 octobre 2016

Nazim Hikmet (1901 – 1963) : Peut-être que moi

  Peut-être que moi   Peut-être que moi                de ce jour                          bien plus avant :                me balançant pendu place du Pont                je laisserai... [Lire la suite]
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19 octobre 2015

Nâzim Hikmet (1901 -1963) : La plus drôle des créatures

  La plus drôle des créatures   Comme le scorpion, mon frère, tu es comme le scorpion dans une nuit d’épouvante. Comme le moineau, mon frère, tu es comme le moineau dans ses menues inquiétudes. Comme la moule, mon frère, tu es comme la moule enfermée et tranquille. Tu es terrible, mon frère, comme la bouche d’un volcan éteint. Et tu n’es pas un, hélas, tu n’es pas cinq, tu es des millions. Tu es comme le mouton, mon frère, quand le bourreau habillé de ta peau, quand le bourreau lève son bâton tu te... [Lire la suite]
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