05 avril 2021

Karadja-Oghlan (17ème siècle) : « O vent de l’aube... »

  O vent de l’aube, salue la bien-aimée de ma part il m’est venu une telle envie de revoir mon pays le cœur désire, mais à quoi bon je n’y peux rien, des gens barrent notre chemin.   Le shah d’Iran nous a envoyé missive le chagrin nous a assailli de ses hordes le cruel destin nous a consumés et il a dispersé nos cendres au vent.   Mon fardeau c’est la peine, j’en achète et j’en vends je brûle et m’enfume comme la phalène dans l’autre monde je prendrai le destin à la gorge, qu’il n’abandonne pas nos roses... [Lire la suite]
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06 mars 2021

Nazim Hikmet (1901 – 1963) : Sofia

Sofia   Je suis entré à Sofia par un jour de printemps, mon amour. La ville où tu naquis fleure le parfum du tilleul. Je parcours un monde sans toi Telle est ma destinée Je n’y puis rien changer. A Sofia l’arbre vient avant la pierre, l’arbre est plus beau que la pierre A Sofia l’arbre et l’homme sont mêlés l’un à l’autre Le peuplier surtout Toujours sur le point de pénétrer dans votre chambre de s’asseoir sur le tapis rouge... Est-ce une grande ville que Sofia, me demandes-tu ? Les villes, mon amour, sont... [Lire la suite]
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26 août 2020

Pir Sultan Abdal (1480 – 1550) : « Ne te détourne point... »

  Ne te détourne point en me voyant je ne cesserai de t’aimer ne fronce pas l’arc de tes sourcils ce n’est pas ta faute mais la mienne   sur ta langue et tes lèvres il y a du miel mon désir s’est posé sur ta rose en bourgeon tu es une sultane tu dictes les arrêts ce procès entre nous comment pouvais-je le gagner ?   je n’irai pas sur les plateaux sans toi je ne dirai pas ton secret dans les barrières j’ai beaucoup péché je ne le nie pas mes deux mains sont tachées de sang rouge.   Je me suis... [Lire la suite]
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05 avril 2020

Karadja-Oghlan (17ème siècle) : « Lorsque la Tchoukhourova... »

  Lorsque la Tchoukhourova (*) s’habille en fête lorsqu’elle se dépouille de sa nudité et que le février chasse le vent de l’hiver montagnes, il sied alors de vous appeler  paradis.   Vos arbres se parent de feuillages vos pierres ont foi en l’Unité toutes les fleurs se réjouissent en votre sein vos sources, montagnes coulent en chantant.   Vos branches s’agitent avec le vent entre eux jasent vos oiseaux de cette fête on froidure les lieux misérables pourquoi, montagnes, la jacinthe semble-t-elle... [Lire la suite]
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06 mars 2020

Nâzim Hikmet (1901 – 1963) : Fragment

    I   FRAGMENT   Sous la lune allaient les chars à bœufs... Les chars à bœufs allaient vers Afyon via Akchehir. La terre était tellement interminable,                                      les montagnes étaient si lointaines ... [Lire la suite]
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26 août 2019

Pir Sultan Abdal (1480 – 1550) : « Ne chante plus rossignol ... »

  Ne chante plus rossignol, ma vigne n'est plus gaie ami sans repos je me consume pour toi ma mèche est épuisée la cire en a fondu ami sans repos la douleur me consume.     Je suis comme le torrent qui éclate à la mer je ressemble à la rose ouverte hors saison je ressemble aux cendres dont le feu se noircit ami sans repos ton amour me consume.     Par les courriers tu auras de mes nouvelles bande mes plaies en même temps que celle des martyrs j'ai erré quarante ans avec les cerfs dans... [Lire la suite]
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06 avril 2019

Karadja-Oghlan (17ème siècle) : « Belle dont j’aime les yeux bruns... »

  Belle dont j’aime les yeux bruns montre-moi ton visage, je suis venu le voir on dit que ta chair est un remède à la peine est-ce vrai mon amour, je suis venu pour le savoir   Je me mets à pleurer dès que je m’éveille le jour de mes rêves la nuit de mes songes. Je suis venu, mon amour, pour briser les ailes des oiseaux qui volent au-dessus de toi.   On m’a dit que tes amants ne rient jamais et pleurent tans qu’ils ne peuvent essuyer leurs larmes celui qui t’étreint une fois ne meurt pas m’a-t-on dit ... [Lire la suite]
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06 mars 2019

Nâzim Hikmet (1901 – 1963) : Lettres et poèmes (1942 – 1946)

  Lettres et poèmes (1942 – 1946)   I Ma seule au monde et tu me dis dans ta dernière lettre : « Ma tête éclate, mon cœur défaille, S’ils te pendent,                si je te perds                               j’en mourrai. »   Tu vivras, ma femme Mon souvenir comme une fumée... [Lire la suite]
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06 avril 2018

Karadja-Oghlan (17ème siècle) : « J’ai parcouru … »

  J’ai parcouru maints pays étrangers, je n’ai pas trouvé de chemin menant au monde. Des roses, j’en ai vu par milliers dans les jardins, aucune ne ressemblait à ma bien aimée.   Je me suis lassé du langage amer des hommes des longues années pleines de tristesse. En espérant de l’aide des torrents qui coulent je n’ai pu trouver d’aussi ruisselants que moi-même.   Je me suis consumé à toutes les flammes je me suis cloué à un poignard le cœur percé je suis tombé et je n’ai pas trouvé de main pour me... [Lire la suite]
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19 octobre 2017

Nazim Hikmet (1901 - 1963) : La cigarette non-allumée

  La cigarette non allumée   Il peut mourir cette nuit une brûlure de balle sur la poitrine de son veston. Il est allé cette nuit à la mort                               de ses propres pas…   - As-tu une cigarette ? dit-il… - Oui           dis-je. - Allumette ? - Non, ... [Lire la suite]
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