21 juillet 2021

Li Yu / 李煜 (ou Li Houzhu / 李後主) (937 – 978) : Sur l’air « Joie du revoir »

    Sur l’Air « Joie du revoir »        Silencieuse, esseulée, je monte les degrés du pavillon de l’Ouest.                La lune semble une faucille. Dans la cour profonde plantée de platanes, le frais automne enferme ma solitude.                  O insécable fil de ma pensé ... [Lire la suite]
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15 juillet 2021

Xie Tiao / 謝朓 (464 – 499) : Complainte des degrés de jade

Poème de Xie Tiao calligraphié par Fa Ruozhen, en 1694. Encre sur papier (Parchemin suspendu); The Palace Museum, Beijing   Complainte des degrés de jade   Vers le soir, au palais, j’abaisse le rideau de perles ;      Les lucioles errantes volettent, puis se posent. Tout au long de la nuit, cousant l’habit de soie,      Je pense à vous, combien intensément.   Traduit du chinois par Wong T’ong-wen in, « Anthologie de la poésie chinoise classique » Editions... [Lire la suite]
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01 juillet 2021

Haizi / 海子 (1964 – 1989) : Le cygne

    Le cygne   Dans la nuit, j’entends au loin des cygnes survoler un pont et l’eau du fleuve dans mon corps répond   ils survolent les terres de ma naissance, les terres du soir quand un cygne se blesse mais seule la brise est au courant qu’il est déjà blessé lorsque lui vole encore   mais lourde est l’eau dans mon corps comme ces battants de porche accrochés aux maisons leur vol passe au-dessus d’un pont lointain je ne puis leur répondre d’un vol gracieux   ils passent comme la... [Lire la suite]
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24 février 2021

Wang Wei / 王维 (701 – 761) : « Seul assis parmi des bambous... »

  Seul assis parmi des bambous Je joue à la cithare en chantant Aucune personne au fond du bois Seule la lune brillante vient m’éclairer   Traduit du chinois par Jean-Marie Gustave Le Clézio et Dong Qiang In, J.M.G. Le Clézio : « Le flot de la poésie continuera de couler » Editions Philippe Rey, 2020
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19 février 2021

Mang Ke /芒克 (1951 -) : Le doux rêve est repos éternel

Le doux rêve est repos éternel   Quand toute énergie dépensée le feu soudain se fait si froid que son éclat gèle le doux rêve est repos éternel l’existence est sans mystère   tu reçois ta vie simple et brève tu la revois comme si c’était un seul jour depuis la marche de l’aurore jusqu’au soleil sombrant derrière les monts tes traces sont ensevelies dans les ténèbres   mais la mort est interminable la solitude infinie seul les vœux non accomplis de ton vivant t’accompagnent encore et souvent... [Lire la suite]
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16 février 2021

Li Qingzhao / 李清照 (1084 – vers1155) : Amour et mélancolie

Amour et mélancolie (Chant sur la Brindille de Mume)   Le lotus rouge se fane La nappe verte de bambou annonce l’automne Je défais doucement ma robe de soie et seule, saute dans la barque mouvante Qui m’envoie un message à travers les nuages ? Les oies sauvages sont déjà de retour Mon pavillon d’ouest gémit au clair de lune   Rien n’arrête les pétales qui s’en vont au gré de l’eau Si loin de l’autre, un même amour nous tourmente Rien ne peut apaiser cette douleur qui se lisait déjà sur mon visage Et... [Lire la suite]
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15 janvier 2021

Zu Shuzhen / 朱淑真 (1135 – 1180) : Promenade au lac un jour d’été

  Promenade au lac un jour d’été   Air : « Joie pure et sereine »   Brumes irritantes, rosée lancinante Qui nous retiennent un instant. Main dans la main sur la route le long du lac aux Nénuphars, Une ondée de fleurs jaunes et fines d’abricotier.   Simple et sotte, sans peur d’être devinée. Tout habillée je m’endors sur sa poitrine. Plus encore, quand je lâche sa main et m’en retourne Chez moi, trop indolente pour m’approcher de ma coiffeuse.   Traduit du chinois par Stéphane... [Lire la suite]
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29 décembre 2020

Bai Juyi / 白居易 (772 – 846) : Regard du soir dans un pavillon au bord de l’eau

Image de Bai Juyi tirée du livre "Wan hsiao tang".   Regard du soir dans un pavillon au bord de l’eau     Décline le soleil, dans la brume et la bruine ; Brille la rivière, dans la fraîcheur marine. Mirages et nuées s’estompent, brisant les maisons ; L’arc-en-ciel se fane, rompant les reflets du pont. Le vent remue l’écume : mille pétales de fleurs ; Les oies touchent le ciel : une rangée de caractères. Je prie un peintre de décrire cette scène, Que j’envoie à Zhang Zhi avec ce... [Lire la suite]
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28 octobre 2020

Gu Cheng / 顾城 ou 顧城 (1957 – 1993) : Adieu

Adieu   Au printemps Tu agites doucement un mouchoir Pour me faire parvenir au loin Ou revenir bientôt ?   Non, rien de tout cela Sans aucune raison Comme la fleur tombe à l’eau Comme la rosée sur la fleur...   Seule l’ombre peut le comprendre Ou le vent se faire une idée Seuls les papillons qu’un soupir effarouche Voltigent encore entre les cœurs...   Traduit du chinois par Chantal Chen - Andro In, « Anthologie de la poésie chinoise » Editions Gallimard (La Pléiade),2015) Du... [Lire la suite]
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23 octobre 2020

Li Bai (ou Li Po) / 李白 (701 – 762) : Nuit de lune sur le fleuve

  Nuit de lune sur le fleuve   Doucement la brise sur le fleuve se lève, Tristement les arbres près du lac frissonnent. Je monte sur la proue par la belle nuit calme. On étale les nattes et la barque légère s’élance. La lune suit la fuite des monts sombres, L’eau s’écoule avec le ciel bleu, Aussi profond qu’inversement le Fleuve céleste. Rien n’est visible, sinon l’ombre mêlée de l’arbre et du nuage.   La route du retour est longue, longue ; L’immensité du fleuve est triste, triste. Je suis seul,... [Lire la suite]
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