28 octobre 2019

Gu Cheng / 顾城 ou 顧城 (1957 – 1993) : « Peut-être suis-je aveugle ... »

  Peut-être suis-je aveugle Je ne peux que vous toucher par ma voix Ouvrir le poème comme la paume d’une main Le tendre vers vous Ô frères sur la rive mienne du Pacifique De couleur rouge, de couleur claire, bleue, noire Fleurs qui se mettent à pleurer sur la rive mienne du Pacifique   Cette voix a traversé un vide infini   Traduit du chinois par Chantal Chen - Andro In, « Anthologie de la poésie chinoise » Editions Gallimard (La Pléiade),2015 Du même auteur : Le proche et le lointain... [Lire la suite]
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22 octobre 2019

Li Bai (ou Li Po) / 李白 (701- 762) : Réveil de l’ivresse

  Réveil de l’ivresse Un jour de printemps     Si la vie en ce monde est un grand songe,      A quoi bon la gâcher en se donnant du mal ? Aussi pour moi tout le jour je suis ivre,      Et me couche effondré au pilier de la porte.   Au réveil, je regarde au-delà du perron ;      Un oiseau chante parmi les fleurs. « Dis-moi, quelle est donc la saison ? »      « C’est le vent du printemps qui... [Lire la suite]
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19 septembre 2019

Ruan Ji / 阮籍 (210 – 263) : Méditations poétiques (I-III-VII)

  Méditations poétiques   I Au profond de la nuit, quand je ne puis dormir,      Je vais m’asseoir et fais vibrer mon luth chanteur. Sous le rideau léger la lune resplendit,      Et le vent pur s’en vient soulever ma tunique.   L’oie sauvage, esseulée, crie au loin dans les champs ;      Un oiseau qui s’envole a chanté dans le bois. Je vais, je viens sans fin... Que puis-je attendre encore ?      Mon cœur est tout... [Lire la suite]
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17 septembre 2019

Lao-Tseu (Laozi) / 老子 (Vème siècle avant J.C. ?) : La Voie éternelle

  La Voie éternelle   La voie où l’on chemine N’est pas la Voie éternelle. Le nom par quoi l’on nomme N’est pas le Nom éternel. L’innommé, origine du ciel et de la terre ; Le nommé, mère de tous les êtres. Donc c’est l’éternel sans désir qui découvre l’essence, C’est l’éternel désir qui découvre la limite.                Ces deux formes Ont même principe, sous deux noms. L’une et l’autre, on les appellera mystère. ... [Lire la suite]
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01 août 2019

Zheng Chouyu / 鄭愁予(1933 -) : En ramassant des coquillages

  En ramassant des coquillages   Chaque matin tu ramasses des coquillages là-bas, sur la plage à marée basse et je te suis pour ramasser l’empreinte délicate de tes pas chaque soir tu reviens de là-bas, de la plage à l’étale de la marée nocturne et dans la brume gorgée de pluie je te vois tourner vers moi l’esquisse d’un      regard en cet instant notre rencontre est proche rencontre, collision silencieuse de deux nuages indifférents à leur bonheur...   1959   Traduit du chinois... [Lire la suite]
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02 juillet 2019

Haizi / 海子 (1964 -1989) : Emouvoir

  Emouvoir   L’aurore est une biche qui me piétine au front et le monde est si beau dans la grotte les fleurs sauvages en longeant mon corps brûlent jusqu’à la pointe du jour brûlent jusqu’au dehors ô le monde est si beau   et le soir, le seigneur de cette biche est depuis longtemps rentré au fond de la terre ; adossé aux racines des arbres il déplace des bonheurs que tu ne pourras jamais voir les fleurs sauvages sous terre brûlent jusqu’à la surface   les fleurs brûlent ton visage et en... [Lire la suite]
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20 février 2019

Mang Ke /芒克 (1951 -) : Terre gelée

  Terre gelée   Cortège mortuaire, nuages funéraires le fleuve lentement remorque le soleil étire la surface de l’eau coulée d’or calme immense pitoyable étendue de fleurs fanées 1973   Traduit du chinois par Chantal Chen-Andro In, "Le Ciel en fuite. Anthologie de la nouvelle poésie chinoise" Editions Circé, 2004 Du même auteur : Le temps sans le temps (20/02/2015) Poème de l’offrande à l’automne (20/02/2016) Vent à fleur d’eau (20/02/2017 Crépuscule (20/02/18)
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31 janvier 2019

Bai Qiu / 白萩 (1937 -) : Mille routes, mille arbres

  Mille routes, mille arbres En souvenir de mes parents disparus     Les routes il y en a mille et mille qui m’appellent les arbres il y en a mille et mille qui m’appellent   mais la route suivie à l’aller est déjà enterrée par les vents de sable l’arbre racine de ma vie est déjà pourrie   dans ce monde chaotique il ne reste que moi   seul   1969   Traduit du chinois par Martine Vallette – Hémery In « Le ciel en fuite. Anthologie de la nouvelle poésie chinoise ». ... [Lire la suite]
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15 janvier 2019

Zu Shuzhen / 朱淑真 (1135 – 1180) : En regardant voler les couples d’hirondelles

  En regardant voler les couples d’hirondelles   Un rayon oblique envahit ma chambre solitaire, Déjà le crépuscule assombrit à demi ma porte, Les hirondelles feignent d’ignorer ma si grande tristesse Sous l’auvent de ma demeure, deux par deux, elles tourbillonnent en liberté.   Traduit du chinois par Shi Bo in, «A celui qui voyageait loin. Poèmes d’amour de femmes chinoises, (VIIème – XVIème siècle) » Editions Alternatives, 2000 De la même auteure : Sur l’air « Sheng tsa tse »... [Lire la suite]
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08 janvier 2019

Jia Dao / 贾岛 (779 – 843) : Je cherche un ermite sans le trouver

  Je cherche un ermite sans le trouver   Sous les pins, je hèle le garçon : « Mon maître cueille les simples. Il est sûrement dans ce mont... Où ? Les nuages sont profonds. »   Traduit du chinois par Florence Hu-Sterk in, « Anthologie de la poésie chinoise » Editions Gallimard ( La Pléiade), 2015
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