29 août 2020

Mahmoud Darwich (1941 - 2008) / محمود د رويش : Poèmes sur un amour ancien

  Poèmes sur un amour ancien (extraits)   1 Dans les ruines, notre rose. Sur le sable, nos deux visages. Quand passent les vents de l’été, Nous hissons nos mouchoirs Lentement...lentement... Nous nous égarons dans deux chansons, prisonniers Louvoyant avec la rosée. Viens, ne serait-ce qu’une seule fois, dans mes pensées, Ma sœur ! La fin de la nuit me dépouille de mes couleurs et de l’ombre Et me soustrait au déshonneur ! Et dans tes yeux, ô ma lune ancienne, Mes origines me tirent Vers une... [Lire la suite]
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29 août 2019

Mahmoud Darwich (1941 - 2008) / محمود د رويش : L'enfant réfugié

  L' enfant réfugié         Racontez ! Peut-être me rappellerais-je quelque image de mon pays, quelque souvenir déposé sur mes lèvres, et que je ne puis exprimer.   Mais je ne me rappelle pas « les jours de la sérénité ». Evoquez-les encore, et que leur écho à mes oreilles parvienne !   Parlez, et que vos paroles réveillent sur mes lèvres, écho à leur appel strident, un bruissement à l’unisson de leur murmure.   Non, il m’est impossible de faire... [Lire la suite]
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17 février 2019

Samih al-Qâssim (1939 – 2014) /سميح القاسم : Au vingtième siècle

  Au vingtième siècle   J’ai appris à ne pas haïr des siècles durant mais on m’a obligé à brandir une flèche permanente à la face du python à brandir une épée de feu à la face du Baal dément à devenir l’Elie du vingtième siècle j’ai appris des siècles durant à ne pas proférer d’hérésies aujourd’hui je cingle les dieux qui étaient dans mon cœur les dieux qui ont vendu mon peuple au vingtième siècle j’ai appris des siècles durant à ne pas fermer ma porte devant les hôtes mais un jour j’ai ouvert les... [Lire la suite]
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02 octobre 2018

Taha Muhammad Ali (1931 - 2011) / طه محمد علي : Quarante ans après la destruction d’un village

  Quarante ans après la destruction d’un village     Le passé sommeille à côté de moi Comme le tintement Près (auprès ?) de sa grand-mère la cloche. L’amertume me poursuit Comme les poussins poursuivent Leur mère la poule. Et l’horizon... Cette paupière fermée Sur le sable et le sang, Que t’a-t-il laissé ? Et quelle promesse t’a-t-il faite ?   Traduit de l’arabe par Antoine Jockey in « Les Poètes de la Méditerranée. Anthologie. » Editions Gallimard (Poésie),2010 Du... [Lire la suite]
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29 août 2018

Mahmoud Darwich (1941- 2008) / محمود درويش : L’art d’aimer / درس من كاما سوطرا

      L’art d’aimer Avec la coupe sertie d’azur, Je t’attends Auprès du bassin, des fleurs du chèvrefeuille et du soir, Je t’attends Avec la patience du cheval sellé pour les sentiers de montagne, Je t’attends Avec le bon goût du prince raffiné et beau, Je t’attends Avec sept coussins remplis de nuées légères, Je t’attends Avec le feu de l’encens féminin omniprésent Je t’attends Avec le parfum masculin du santal drapant le dos des chevaux, Je t’attends Et ne t’impatiente pas. Si elle arrivait après... [Lire la suite]
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17 février 2018

Samih al-Qâssim (1939 - 2014) /سميح القاسم : Notre chemise râpée

  Notre chemise râpée Son absence sera longue, livrée au froid dont la morsure, là-bas, en Occident,       est de celles que nul ne supporte. O toi, la mère, rassemble donc toutes les couvertures de selle       que tu pourras trouver et fais-lui tes adieux, ce gage déposé      entre des bras amis :  offre-lui, oui, ce châle par tes mains tissé  le soir, entre l'attente du retour        du cher petit et... [Lire la suite]
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29 août 2017

Mahmoud Darwich (1941 - 2008) / محمود درويش : La quasida de Beyrouth

إلـى أمّــي /   La quasida de Beyrouth   Pomme dédiée à la mer, narcisse du marbre, Papillon de pierre, Beyrouth, forme de l’âme dans le miroir, Description de la première femme et parfum des nuages, Beyrouth, de fatigue et d’or, d’Andalousie et de Shâm. Argent, écume, commandements de la terre dans les robes des colombes, Décès d’un épi, exil d’une étoile entre mon aimée et moi, Beyrouth. Je n’ai jamais entendu encore mon sang prononcer le nom d’une amante      qui dort sur mon sang…et dort. ... [Lire la suite]
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15 juillet 2017

Walid Khaznadar (1950 -) /وليد خازندار : L’étranger la connaît

  L’étranger la connaît   La nuit redouble d'attention Les autobus, lentement, s'éloignent Les petites filles, qui sont si jeunes, disparaissent en hâte dans l'obscurité Et les fenêtres, comme des navires, L'une après l'autre ont allumé leurs lanternes Et pris la mer Les cafés sont désormais hostiles Et les rues où il a égaré ses clés Ferment leurs carrefours Les pierres l'ont vu et l'ont renié Le long banc de bois peint en vert, face à la mer lui aussi l'a renié Le vendeus de châtaignes l'a renié... [Lire la suite]
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29 août 2016

Mahmoud Darwich /محمود درويش (2008 - 1942) : A ma mère / إلـى أمّــي

  A ma mère   J'ai la nostalgie du pain de ma mère, Du café de ma mère, Des caresses de ma mère... Et l'enfance grandit en moi, Jour après jour, Et je chéris ma vie, car Si je mourais, J'aurais honte des larmes de ma mère ! Fais de moi, si je rentre un jour, Une ombrelle pour tes paupières. Recouvre mes os de cette herbe Baptisée sous tes talons innocents. Attache-moi Avec une mèche de tes cheveux, Un fil qui pend à l'ourlet de ta robe... Et je serai, peut-être, un dieu, Peut-être un... [Lire la suite]
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15 juillet 2016

Walid Khaznadar وليد خازندار/ ( - 1950) : Absence

    Sa chambre est vide : Un siège de cuir noir à droite Un siège de cuir noir à gauche Un tricot vert et noir, fatigué, éperdu d’amour, Posé sur le rebord en marbre de la fenêtre   Rien : sa chambre vide. Pas de vent, pas le moindre bruit Les violettes se réfugient dans le mur Et derrière la vitre les nuages S’enfoncent dans l’azur impénétrable.   Soudain … Un bruit étouffé et doux dans le corridor Soudain… Son absence ardente et profonde Emplit la chambre.   Traduit de l’arabe... [Lire la suite]
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