01 juillet 2017

Emily Jane Brontë (1818 – 1848 ) : « Mon plus grand bonheur… » / “I’m happiest whan most away…”

  Mon plus grand bonheur, c'est qu'au loin Mon âme fuie sa demeure d'argile, Par une nuit qu'il vente, que la lune est claire, Que l’œil peut parcourir des mondes de lumière —   Que je ne suis plus, qu'il n'est rien — Terre ni mer ni ciel sans nuages — Hormis un esprit en voyage Dans l'immensité infinie.   Traduit de l’anglais par Pierre Leyris, In, Emily Bronte : Poèmes (1836 – 1846) Editions Gallimard, 1963       Ah, la joie éperdue de pouvoir m’en aller Et d’arracher... [Lire la suite]
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10 juin 2017

David-Herbert Lawrence (1885 – 1930) : Ombres / Shadows

    Ombres   Et si ce soir mon âme peut trouver sa paix dans le sommeil et sombrer dans le bon oubli, et au matin s’éveiller comme une fleur qui s’ouvre alors j’ai été de nouveau trempé en Dieu, et créé de nouveau. Et si, tandis que tournent les semaines dans l’obscur de la lune mon esprit s’obscurcit et s’éteint et qu’une douce étrange nuit pénètre mes mouvements mes pensées mes paroles alors je saurai que je marche toujours avec Dieu, nous sommes tout proches maintenant que la lune est ... [Lire la suite]
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01 juillet 2016

Emily Jane Brontë (1818 – 1848) : Le soleil est couché / The sun has set

      Le soleil est couché, à présent l’herbe longue Oscille, languissante, dans le vent du soir ; L’oiseau s’est envolé de cette pierre grise Pour trouver quelque chaud recoin où se blottir.   Il n’est rien, dans tout ce paysage désert, Qui vienne frapper mon regard ou mon oreille, Si ce n’est que le vent, là-bas, Accourt en soupirant sur la mer de bruyères. Août 1837   Traduit de l’anglais par Pierre Leyris, 1n, « Emily Jane Brontë, Poèmes 1836 – 1846, Edition bilingue... [Lire la suite]
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10 juin 2016

David – Herbert Lawrence (1885 -1930) : Désir de printemps / Craving for spring

  Désir de printemps   Je voudrais que ce fût le printemps dans le monde.   Que le printemps soit ! Viens, bouillonnement, ondée montante de sève ! Viens, flux de création ! Viens, vie ! monte à travers toute cette décomposition, Viens, balaie ces exquises, ces sinistres premières fleurs, qui sont plutôt dernières fleurs ! Viens, dégèle leur froid présage, dissous-les : perce-neige, raideurs, exhalaisons veinées de mort des crocus, blancs,      violets, ... [Lire la suite]
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22 mars 2016

Dylan Thomas (1914- 1953) : La colline aux fougères / Fern Hill

  La colline aux fougères    Alors j’allais jeune et souple sous les branches des pommiers Près de la maison berçante et heureux comme l’herbe est verte,           La nuit au-dessus la vallée étoilée,                Le temps me laissait clamer et gravir                 Doré dans les beaux jours de ses yeux, Et honoré parmi les... [Lire la suite]
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02 février 2016

William Shakespeare (1564 – 1616) : « Lorsque quarante hivers… » / «When forty winters… »

 2   Lorsque quarante hivers auront battu ton front Et labouré profond le champ de ta beauté, Ton fier pourpoint de jeunesse, tant admiré, Sera guenille dont on fera peu de cas.   A qui demanderait alors : où donc est-elle Ta beauté, ton trésor des jours ardents, où donc ? Répondre qu’ils sont enfouis dans tes yeux caves Serait honte sans merci, louange de misère.   Combien plus nous louerions l’emploi de ta beauté Si ta réponse était : « Ce bel enfant que j’ai Pour moi sera... [Lire la suite]
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18 juillet 2015

Emily Jane Brontë (1818 – 1848) : Il devrait n’être point de désespoir pour toi / There should be no despair for you

  Il devrait n’être point de désespoir pour toi Tant que brûle la nuit les étoiles, Tant que le soir répand sa rosée silencieuse, Que le soleil dore le matin. Il devrait n’être point de désespoir, même si les larmes Ruissellent comme une rivière : Les plus chères de tes années sont-elles pas Autour de ton cœur à jamais ? Ceux-ci pleurent, tu pleures, il doit en être ainsi ; Les vents soupirent comme tu soupires, Et l’Hiver en flocons déverse son chagrin Là où gisent les feuilles d’automne. Pourtant elles revivent,... [Lire la suite]
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10 juin 2015

David Herbert Lawrence (1885 – 1930) : La nef de mort / The ship of death

    La Nef de mort   I   Or c’est l'automne et la tombée des fruits et le long voyage vers l'oubli. --------------------------- II Avez-vous construit votre navire de la mort, ah, l’avez-vous fait ? Ah, construisez votre nef de mort, vous en aurez besoin.   Le gel cruel approche, et vont tomber les pommes dru, à bruit de tonnerre, sur la terre durcie.   Et la mort est dans l'air comme une odeur de cendre! Ne la sentez-vous pas?   Et dans le corps meurtri, l'âme s’effraie,... [Lire la suite]
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29 avril 2015

William Blake (1757 – 1827) : “ L’alouette, sur son lit de terre… / The Lark, sitting upon his earthy bed…”

------------------ L’alouette,  sur son lit de terre, dès que le matin point Ecoute en silence ; puis, s’élançant du champ de blé qui    ondule, à pleine voix Conduit le chœur du jour : son trille éperdu Montant sur les ailes de la lumière dans le vaste Espace Retentit en écho dans l’adorable azur et la brillante Sphère    des cieux. Sa gorge étroite lutte avec l’inspiration ; toutes les plumes De sa gorge, de sa poitrine, de ses ailes vibrent du souffle    Divin. Toute... [Lire la suite]
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04 février 2015

Dylan Thomas (1914 -1953) : La lumière point là où le soleil ne brille pas

La lumière point là où le soleil ne brille pas   La lumière point là où le soleil ne brille pas Là où la mer ne s’étend pas, les eaux du cœur Epandent leurs marées. Et, spectres brisés, des vers luisants plein la tête, Les choses de lumière Passent à travers la chair là où la chair n’habille pas les os.   Une chandelle dans les cuisses Echauffe la jeunesse et la graine et brûle les graines de la vie. Là où la graine ne lève pas Le fruit de l’homme s’ouvre dans les étoiles Brillant comme une figue. Là où la... [Lire la suite]
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