27 avril 2023

Claude Vigée (1921 -2020) : « Parfois je crois surprendre... » / « Mànischmool glaawi... »

  Parfois je crois surprendre un écho dans l’oreille de ces mots murmurés, que des voix de jadis, depuis longtemps perdues, disaient presqu’en silence : ainsi suinte la pluie de campagne en automne à travers les feuilles mortes, avec tant de patience, à la lisière du petit bois de chêne gris et touffus où le Ruisseau-Rouge chuchote, puis elle s’enfuit goutte à goutte dans la terre, à pas de souriceaux, comme fait la semence, par le chemin profond la sente aux orties noires.   Traduit de l’alsacien par... [Lire la suite]
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27 avril 2021

Claude Vigée (1921 – 2020) : La fin à l’horizon / Bâll schpeetsummer

  La fin à l’horizon   Au seuil de l’indicible qu’a donc été ta vie ?   Dans le soleil couchant un haut nuage en feu porté par le vent froid,   qui lentement s’éteint en plongeant dans la nuit. 19 juillet 2008 Du même auteur : L’eau des sombres abysses (03/04/2015) La clef de l’origine (03/04/2016) Noyau pulsant (03/04/2017) « Entre la terre obscure… » (03/04/2018) Dans le défilé (27/04/2019) Passant près d’un banc vide / Ich geh àm e läre bänkel verbéi... [Lire la suite]
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27 avril 2020

Claude Vigée (1921 -2020) : Passant près d'un banc vide / Ich geh àm e läre bänkel verbéi

      Passant près d'un banc vide   Bonsoir, petite Evy, bonsoir comme autrefois, toi qui, depuis de si longs jours déjà , demeures loin de moi.   Bonsoir dès que je passe à côté de ton banc dans le parc étranger où nul ne va s’asseoir, où personne dans le noir ne dresse les oreilles quand le silence sur nous s’étend dans les buissons, et que, très lentement, avec la nuit qui tombe, s’éteint dans la pénombre le murmure de mes mots :   entre plaisir et peine à travers deuil et joie,... [Lire la suite]
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