27 octobre 2017

Jean Joubert (1928 – 2015) : « A l’aube… »

    XII A l’aube s’est levé                                                                       Les sables sont déserts ... [Lire la suite]
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26 octobre 2017

Luc Decaunes (1913 – 2001) : Parler se fait rare

  Parler se fait rare Je perds le secret de mon propre langage  Je me fais vieux, je me fais peu  J'ai fort à faire avec mes habitudes  Chiens qui m'enseignent à mourir  Je ne sais plus ce que parler veut dire  Et les mots trahis  Les mots épuisés  Font la nuit sur moi  Comme sur la vie  Je perds le secret et le goût du langage  Je m'ennuie avec moi  Danger de mort  Mon enthousiasme mes lumières font long feu  Je ne sais plus qui regarder  ... [Lire la suite]
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25 octobre 2017

Allen Ginsberg (1926 – 1997) : Howl

  Howl pour Carl Solomon   I J’ai vu les plus grands esprits de ma génération détruits par la folie, affamés      hystériques nus, se traînant à l’aube  dans les rues nègres à la recherche d’une furieuse piqûre, initiés à tête d’ange brûlant pour la liaison céleste ancienne avec la dynamo      étoilée dans la mécanique nocturne, qui pauvreté et haillons et œil creux et défoncés restèrent debout en fumant dans      l’obscurité surnaturelle des... [Lire la suite]
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24 octobre 2017

Dietmar von Aist (1150 – 1180) : « En haut sur un tilleul… » / « Ûf der linden obene… »

  6.I   En haut sur un tilleul chantait un oiselet. A l’orée du bois il élevait sa voix. Alors mon cœur prit son essor à nouveau vers un endroit connu. Là je vis des roses : elles éveillent en moi maintes pensées qui vont vers une dame.   - Il y a bien mille ans, je crois, que les bras du bien-aimé ne m’ont serrée. Sans que je n’y sois pour rien il m’évite toujours. Depuis que je n’ai plus vu les fleurs ni entendu les oiseaux, brève a été ma joie et sans bornes ma peine !   6. II   ... [Lire la suite]
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23 octobre 2017

Li Bai (ou Li Po)/ 李白 (701 – 762) : En cherchant Maître Yong-Tsouen à son ermitage

  En cherchant Maître Yong-Tsouen à son ermitage (1)   Parmi les pics dont l’émeraude touche au ciel,      Vous vivez librement, oubliant les années. J’écarte les nuées pour chercher la route ancienne ;      Je m’appuie aux arbres pour écourter les sources.   Dans la tiédeur des fleurs, les bœufs noirs sont couchés ;      Sur les pins élevés, les grues blanches s’endorment. Tandis que nous parlons, le crépuscule est tombé sur le... [Lire la suite]
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22 octobre 2017

Valéry Larbaud (1881 – 1957) : Prologue

  Prologue     Borborygmes ! Borborygmes !... Grognements sourds de l'estomac et des entrailles, Plaintes de la chair sans cesse modifiée, Voix, chuchotements irrépressibles des organes, Voix, la seule voix humaine qui ne mente pas, Et qui persiste même quelque temps après la mort physiologique...   Amie, bien souvent nous nous sommes interrompus dans nos caresses Pour écouter cette chanson de nous-même ; Qu'elle en disait long, parfois, Tandis que nous nous efforcions de ne pas rire ! Cela... [Lire la suite]
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21 octobre 2017

Albert Samain (1858 – 1900) : « Il est d’étranges soirs… »

  Il est d’étranges soirs, où les fleurs ont une âme, Où dans l’air énervé flotte du repentir, Où sur la vague lente et lourde d’un soupir Le cœur le plus secret aux lèvres vient mourir. Il est d’étranges soirs, où les fleurs ont une âme, Et, ces soirs-là, je vais tendre comme une femme.   Il est de clairs matins, de roses se coiffant, Où l’âme a des gaietés d’eaux vives dans les roches, Où le cœur est un ciel de Pâques plein de cloches, Où la chair est sans tache et l’esprit sans reproches. Il est de clairs... [Lire la suite]
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20 octobre 2017

Rémy Belleau (1528 – 1577) : Le désir

  Le désir   Celuy n'est pas heureux qui n'a ce qu'il désire,  Mais bien-heureux celuy qui ne désire pas  Ce qu'il n'a point : l'un sert de gracieux appas  Pour le contentement, et l'autre est un martyre.     Désirer est tourment qui bruslant nous altère  Et met en passion ; donc ne désirer rien  Hors de nostre pouvoir, vivre content du sien,  Ores qu'il fust petit, c'est fortune prospère.     Le Désir d'en avoir pousse la nef en proye  Du corsaire, des... [Lire la suite]
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19 octobre 2017

Nazim Hikmet (1901 - 1963) : La cigarette non-allumée

  La cigarette non allumée   Il peut mourir cette nuit une brûlure de balle sur la poitrine de son veston. Il est allé cette nuit à la mort                               de ses propres pas…   - As-tu une cigarette ? dit-il… - Oui           dis-je. - Allumette ? - Non, ... [Lire la suite]
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18 octobre 2017

François Villon (1431 – 1463) : Le débat du cœur et du corps de Villon

  Le débat du cœur et du corps de Villon     Qu'est ce que j'oi (*) ? - Ce suis-je ! - Qui ? - Ton cœur,    (*) j’entends Qui ne tient mais qu'à un petit filet : Force n'ai plus, substance ne liqueur, Quand je te vois retrait ainsi seulet Com pauvre chien tapi en reculet.(*) -                               (*) à l’écart Pour quoi est-ce ? - Pour... [Lire la suite]
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