06 mars 2020

Nâzim Hikmet (1901 – 1963) : Fragment

    I   FRAGMENT   Sous la lune allaient les chars à bœufs... Les chars à bœufs allaient vers Afyon via Akchehir. La terre était tellement interminable,                                      les montagnes étaient si lointaines ... [Lire la suite]
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05 mars 2020

Gil Jouanard (1937 -) : Hautes chaumes (II)

  Hautes chaumes (II)   ................................................... Ces flammes courtes dans le vent ; ce gel coupant autour des mots qui s’évaporent : et la gorge passible de cri, pourtant aussi muette que le marbre de la mémoire (fort en images, vide de tout sens continu, comme intime, mais froid à tout jamais).   Et la nuit qui s’annonce sans venir tout à fait.   La nuit qui balbutie d’incompréhensibles étoiles, traces perdues du vieux chemin de l’unité.   Oh !... [Lire la suite]
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04 mars 2020

Saint-Pol-Roux (1861 – 1940) : Litanies du verbe

  Litanies du verbe   Que la lumière soit   Mots jaillis de la bouche du Verbe / première, Mots datant du principe du monde Mots qui se courent après depuis le cri divin Mots transformés au cours de l’être humain Mots des campagnes, des forêts, des phénomènes et des éléments... Mots de l’enfant vers le lait de sa mère Mots du coq droit vers le cœur de l’Aurore, (du Levant) Mots des clochers qui nous dispensent l’heure, Mots des becs sur les branches Mots des châteaux et des chaumières Mots de la vierge... [Lire la suite]
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03 mars 2020

Alexandre Sergueïevitch Pouchkine / Александр Сергеевич Пушкин : Conversation entre le libraire et le poète / РАЗГОВОР КНИГОПРОД

  Conversation entre le libraire et le poète                    Le libraire Les vers, pour vous, c’est si facile ; A peine vous y mettez-vous, Un bruit s’est répandu en ville, Des plus flatteurs et des plus doux. « Il a, dit-on, un long poème, Fruit du labeur de son esprit ! » Et donc, j’attends ; tranchez vous- même, C’est vous qui fixerez le prix. L’amant des Muses et des Grâces Sera payé en bon billets, ... [Lire la suite]
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02 mars 2020

Antonio Colinas (1946 -) : Lumières de printemps / Luces de primavera

  Lumières de printemps   Parfois le ciel plombé s’entrouvre et un rayon de soleil descend sur cette terre humide et vaporeuse. Un rayon de soleil descend sur le gracieux amandier, une flèche d’or descend sur les eaux mortes, une très pure lumière descend sur le gazon obscur. Parfois le ciel s’entrouvre et la pluie cesse de résonner sur les peupliers, les vieux toits. Un air frais passe dans les rues vides. Un oiseau craintif se lance à chanter. Les rideaux cendrés du ciel se déchirent et un rayon pur traverse... [Lire la suite]
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01 mars 2020

Yòrgos Sefèris / Γιώργος Σεφέρης (1900 - 1971) : Ephèse

  Mémoire II   EPHESE   Il parlait assis sur un marbre pareil au débris d’un portail antique ; la plaine à droite immense et vide et de la montagne à gauche descendaient les ombres du soir : « Le poème est partout. A son côté parfois ta voix s’avance comme le dauphin accompagne un instant une voile d’or dans le soleil et disparaît. Le poème est partout comme les ailes du vent dans le vent qui ont touché un peu les ailes de la mouette. Pareils à notre vie, et autre, de même que change et... [Lire la suite]
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29 février 2020

Kikí Dimoulá / Κική Δημουλά (1931 - 2020) : Temps allongé / ΑΝΑΣΚΕΛΟΣ ΧΡΟΝΟΣ

  Temps allongé   Herbe et camomille sur la terre du dedans du dehors verdure salutatoire oracle qui étale prophétie verte. Une offre de choix cette refloraison et cela paraît facile d’envelopper la nudité. Quelle panique cette poussée de fleurs pour se trouver une place dans les arbres. Herbe, camomille, fleurs sauvages douceur sans profondeur comme du velours ou un serment — ne pas piétiner.   D’énormes vagues de prairies arrivent des campagnes profondes les lis plongent les fleurs de... [Lire la suite]
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28 février 2020

Alphonse de Lamartine (1790 – 1869) : Les voiles

  Les voiles     Quand j'étais jeune et fier et que j'ouvrais mes ailes, Les ailes de mon âme à tous les vents des mers, Les voiles emportaient ma pensée avec elles, Et mes rêves flottaient sur tous les flots amers.   Je voyais dans ce vague où l'horizon se noie Surgir tout verdoyants de pampre et de jasmin Des continents de vie et des îles de joie Où la gloire et l'amour m'appelaient de la main.   J'enviais chaque nef qui blanchissait l'écume, Heureuse d'aspirer au rivage inconnu, Et... [Lire la suite]
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27 février 2020

Clod’Aria (1916 – 2015) : Symbole

  Symbole   Je cherche un pin tordu, Un pin qui me ressemble, Un pin qu’auront battu Tous les vents de Novembre,   Un pin au tronc noueux, Crevassé, biscornu, Dont le cœur sera creux Et le creux vermoulu,   Un pin aux branches noires Tendues vers un ciel gris, Vers un ciel de déboires, Vers un ciel de mépris.   Je cherche un pin tordu, Un pin qui me ressemble, Un pin qu’auront mordu Tous les froids de Décembre,   Un pauvre pin cassé, Décharné, racorni, Par l’hiver tourmenté Et... [Lire la suite]
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26 février 2020

Kubota Kuhonta (1881-1926) : « Affalé au sol ... »

    Affalé au sol le cerf volant était sans âme   Traduit du japonais par Roger Munier in, « Haïkus des quatre saisons » Editions du seuil, 2010
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