23 octobre 2016

Li Bai / 李白 (701 – 762 ) : Chant de Qiupu

  Chant de Qiupu Qiupu ge   Trois mille toises de cheveux blancs, Pareillement long est mon chagrin. J’ignore, face au miroir brillant, D’où ce givre d’automne provient.   Traduit du chinois par Florence Hu – Sterk In, « L’apogée de la poésie chinoise. Li bai et Du Fu » Editions You Feng, 2000 Du même auteur : En cherchant Maître Yong-Tsouen à son ermitage : (23/10/2017)
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22 octobre 2016

Valéry Larbaud (1881 – 1957): Thalassa

  Thalassa   Couché sur le divan au fond de la cabine (Bercé comme une poupée aux bras d'une fillette folle Par le tangage et le roulis — gros temps), J'ai sur l'âme un cercle lumineux : le hublot, Comme une vitrine de boutique où l'on vendrait la mer; Et, à demi sommeillant, je rêve De construire, dans une forme inusitée encore, un poème A la gloire de la mer.   O Homère! O Virgile! O CorpusPoeticum Boréale! C'est dans vos pages Qu'il faut chercher les vérités éternelles De la mer, et ces... [Lire la suite]
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21 octobre 2016

Albert Samain (1858 -1900) : « Je rêve de vers doux… »

  Je rêve de vers doux et d'intimes ramages, De vers à frôler l'âme ainsi que des plumages, De vers blonds où le sens fluide se délie Comme sous l'eau la chevelure d'Ophélie, De vers silencieux, et sans rythme et sans trame Où la rime sans bruit glisse comme une rame, De vers d'une ancienne étoffe, exténuée, Impalpable comme le son et la nuée, De vers de soir d'automne ensorcelant les heures Au rite féminin des syllabes mineures. De vers de soirs d'amour énervés de verveine, Où l'âme sente, exquise, une caresse à... [Lire la suite]
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20 octobre 2016

Jacques Depreux (1928 - ?) : Questions

  Questions   Interroger la mer, la nuit, le vent, le roc et ne trouver que soi dans le miroir des heures.   Où est le feu des choses, le feu caché du jour et de la mer (de tout ce qui ne fait pas d’ombre) ? Où est le feu de la lumière aveugle qui me pousse et me précède ?   Que savons-nous du jeu des ombres alternées nous qui voguons sur la cendre des choses ?   « Le feu qui te refuse est un feu trop obscur et l’ombre qui le hante une arme trop certaine. Renonce et... [Lire la suite]
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19 octobre 2016

Nazim Hikmet (1901 – 1963) : Peut-être que moi

  Peut-être que moi   Peut-être que moi                de ce jour                          bien plus avant :                me balançant pendu place du Pont                je laisserai... [Lire la suite]
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18 octobre 2016

François Villon (1431 – 1463) : Le testament (I à XLI)

  Le testament (I à XLI) 1 En l'an trentième de mon âge Que toutes mes hontes j'eus bues, Ne du tout fol, ne du tout sage, Non obstant maintes peines eues, Lesquelles j'ai toutes reçues Sous la main Thibaut d'Aussigny... S'evêque il est, seignant (*) les rues,                       *bénissant Qu'il soit le mien je le regny! 2 Mon seigneur n'est ne mon evêque; Sous lui ne tiens, s'il n'est en... [Lire la suite]
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17 octobre 2016

Jacques Lovichi (1937 - ) : Le combat avec l'ange

Le combat avec l'ange Pourquoi demandes-tu mon nom? Genèse, ch.32, verset 29.   à Jean Joubert   1 . Matière car tu n'es rien d'autre que matière point ne l'emporteras sur l'immuable moi   2. Nuit obscure du sang nuit de tous les prodiges ô nuit de silence et de mort   il sera          là debout pour combattre l'informe   3. Car tu n’es pas l’esprit tu es matière brute à laquelle appartient ce corps périssable et fourbu mais à jamais rebelle   ... [Lire la suite]
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16 octobre 2016

Georges Perros (1923 – 1978) : « Mon coeur bredouille… »

  Mon cœur bredouille en ma poitrine Comme une vieille horloge. Où est Le clair tic-tac sonnant matines Des premiers échos ? De ton lait   O tendresse ma très humaine, Allons, me suis-je assez gavé ? Sans doute est-il temps que je freine Ma vorace perversité.   Car il est mauvais de s’étendre Sur ton corps au sable mouvant, Belle existence, cher néant.   Tu n’auras de moi que la cendre. Hélas, comme note saigneux, J’aurais voulu te donner mieux.   Huit poèmes Alfred Eibel... [Lire la suite]
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15 octobre 2016

André Gaillard (1898 - 1929) : Sans nom

  Sans nom   L’aventure et la délivrance Ont perdu ma raison La raison d’être seul.   Un prisonnier n’en croit pas son amour Fin des croyances fin des erreurs Il est temps de ne plus dormir.   * La bouche et les yeux de la révolte La grande convulsion Mes poings pour un baiser Mes dents pour un sourire   Puis la tendresse s’est penchée coquine à fleurs et à feuillages Je ne m’en serais jamais douté Quel sourire quel pâle sourire Sa bouche efface tous les serments de liberté !  ... [Lire la suite]
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14 octobre 2016

František Halas (1901 – 1949) : Toute d’Automne

  Toute d’Automne   Sa robe était d’automne et d’automne ses cheveux d’automne ses yeux   Sa bouche était d’automne et d’automne ses seins d’automne ses songes   Sa vie était d’automne et d’automne son giron d’automne son sourire   Son goût était d’automne et d’automne sa tendresse d’automne son angoisse   Toute d’automne elle était Tel un poème de la Toussaint   Traduit du tchèque par Petr Král In, « Anthologie de la poésie tchèque contemporaine 1945 - 2000 » ... [Lire la suite]
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