12 septembre 2018

Charles Dobzynski (1929 – 2014) : Aimer Mourir

Aimer          Mourir Aimer          Mourir   Longtemps          longtemps           je fus latent dans l’émeraude                     d’aimer          mourir ... [Lire la suite]
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11 septembre 2018

Andrée Chedid (1920 – 2011) : Voix multiples

  Voix multiples   Le cœur en tollé L’âme craquante   Affronte le jour * Jour chargé de ronces où vient mourir le chant   Jour qui regorge de vies où foisonne la Vie * A tire d’aile au pas de l’autre à pleines mains   Saisis le jour   par éclaircies * Suis son battement de métronome   Escorte mais délivre le temps * Homme de poids et de mesures Homme sans poids et sans mesure   Habite et déshabite ta peau Deviens tous tes visages Et puis * ... [Lire la suite]
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10 septembre 2018

Stratis Pascalis / Στρατής Πασχάλης (1958 -) : L’ogre / Ο δράκος

  L'Ogre   Ecrasé de tristesse, sa cellule – sa maison ;   une femme chaude et deux enfants la tambouille qui mijote   alentour le village noir et les murs des montagnes   le soleil sombre se noie au fond d’un bain de sang ;   alors tel un éclair la pensée le traverse   égorger sa femme étrangler ses enfants.   Traduit du grec par Michel Volkovitch In « Les poètes de la Méditerranée. Anthologie" Editions Gallimard / Cultures France (Poésie), 2010 Du même... [Lire la suite]
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09 septembre 2018

Thérèse Aubray (1888 – 1974) : Phénix

Phénix   Passages ! Et de nouveau la mort et de nouveau la vie. Que je ne sache plus ce qui en moi veut vivre Ou veut mourir. Surtout ne pas entendre et ne pas regarder, Ne pas savoir ! Et que la flamme éclate et lacère le sang Le beau désir, de soi-même inconscient, Qui brûle et meurt de vivre et redescend La pente de l’oubli, le grand trou bourgeonnant D’où le feu naisse, et monte et recommence.   Derrière la nuit Editions GLM, 1936
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08 septembre 2018

Hélène Cadou (1922 – 2014) : « Le soleil griffait les tuiles ... »

  Le soleil griffait les tuiles...     Le soleil Griffait les tuiles   Nous dormions Entre deux cils de lumière   Et tes mots Avaient la douceur des mains   Ton rêve est le mien N’étaient qu’un seul fruit Sur nos lèvres   L’après-midi S’ouvrait jusqu’à la mer   Trop tard déjà Pour arrêter le temps   Quand j’ouvris les yeux Je la vis   Une voile passa Pour te dérober Mon regard.   In, « Il fait un temps de poèmes » Textes rassemblés et... [Lire la suite]
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07 septembre 2018

Marc Le Gros (1947 -) : Rouge-gorge

  Rouge-gorge   Ce n’est pas tellement le paysage Qui revient Mais l’air d’avant aux pensées légères Aux mots très doux Qu’on disait Pour dire quelque chose peut-être Qu’auraient entendu les oiseaux Trois fois rien Des images Mais frustres alors sans art Comme celle des petits livres d’autrefois Et c’est un gué qu’on passe sans savoir dans l’éblouissement ordinaire Du jour Un vieil homme au jardin Un peu flottant déjà Dans ce bleu Trop large ratatiné de crasse Aussi luisant que le manche de la bêche ... [Lire la suite]
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06 septembre 2018

Denise Le Dantec (1939 -) : Mésange

  Mésange A Tangi   Rappelle-toi à la bleuté de la mésange qui vole ici,             dans le sentier,   Son aile a bleui dans la cuve             de presque-clarté   D’un autrefois délivré,           pénitente de l’ange,   Elle vient vers toi,             bleue, bleue, au régal de... [Lire la suite]
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05 septembre 2018

Victor Segalen (1878 – 1919) : Nom caché

  Nom caché      Le véritable Nom n’est pas celui qui dore les portiques, illustre les actes ; ni que le peuple mâche de dépit ;    Le véritable Nom n’est point lu dans le Palais même, ni aux jardins ni aux grottes, mais demeure caché par les eaux sous la voûte de l’aqueduc où je m’abreuve.    Seulement dans la très grande sécheresse, quand l’hiver crépite sans flux, quand les sources, basses à l’extrême, s’encoquillent dans leurs glaces.    Quand le vide est au... [Lire la suite]
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04 septembre 2018

Erwann Rougé (1954 -) : « Si je fermais les yeux... »

  Si je fermais les yeux, que la toile ne soit plus entièrement la toile, mais l’ouvert, le rouge redoutable. L’empreinte serait espace, le corps devenu proie. Et non seulement en raison du froid, mais de l’attente apprise avec ses hâtes, ses piétinements.     La nuit, voir défait très lentement, dévore les ombres que l’on n’explique pas.   Extrait de « Ce que garde ce que garde l’éclair » Gérard Venturelli, peintre  In, « Revue Ecriterres, N°2, Mai 1990 » 29720... [Lire la suite]
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03 septembre 2018

Kenneth White (1936 -) : « La pensée est une pensée... »

  La pensée est une pensée à coups de vagues Et les mains tiennent la barre Oui, la barre du monde Et la poésie nage, rouge Dans les abîmes de la mer La poésie des profondeurs contre laquelle je troque ma vie Et je la sens comme je sens mon sang Et comme je sens le pays où je vis Voilà, c’est là En douceur – serre Et les filets s’enfoncent en ondulant Tandis que les premiers cheveux gris de l’aurore Se montrent dans le ciel Attends, attends le temps qu’ils dérivent Dérivent Dans le monde rouge et noir Attends... [Lire la suite]
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