17 janvier 2019

Jean de La Fontaine (1621 – 1695) : Les obsèques de la lionne

  Les obsèques de la lionne                                 La femme du lion mourut :                 Aussitôt chacun accourut                Pour s'acquitter envers le prince De certains compliments de consolation, ... [Lire la suite]
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16 janvier 2019

Philippe Soupault (1897 – 1990) : « Rien que cette lumière ... »

  Rien que cette lumière que sèment tes mains rien que cette flamme et tes yeux ces champs cette moisson sur ta peau rien que cette chaleur de ta voix rien que cet incendie rien que toi   Cat tu es de l’eau qui rêve et qui persévère l’eau qui creuse et qui éclaire l’eau douce comme l’air l’eau qui chante celle de tes larmes et de ta joie   Solitaire que les chansons poursuivent heureux de ciel et de la terre forte et secrète vivante ressuscitée Voici enfin ton heure tes saisons tes années   ... [Lire la suite]
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15 janvier 2019

Zu Shuzhen / 朱淑真 (1135 – 1180) : En regardant voler les couples d’hirondelles

  En regardant voler les couples d’hirondelles   Un rayon oblique envahit ma chambre solitaire, Déjà le crépuscule assombrit à demi ma porte, Les hirondelles feignent d’ignorer ma si grande tristesse Sous l’auvent de ma demeure, deux par deux, elles tourbillonnent en liberté.   Traduit du chinois par Shi Bo in, «A celui qui voyageait loin. Poèmes d’amour de femmes chinoises, (VIIème – XVIème siècle) » Editions Alternatives, 2000 Du même auteur : Sur l’air « Sheng tsa tse »... [Lire la suite]
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14 janvier 2019

Michel-Ange / Michelangelo Buonarotti (1475 – 1564)) : « Tout ce qui naît ... » / « Chiunche nasce... »

  Tout ce qui naît avec le temps expire ; et le soleil ne laisse en vie nulle chose.   S’évanouissent délices et peines et l’esprit des hommes, et les paroles vaines ; et nos progénitures ne sont plus qu’ombres au soleil, et fumée au vent.   Comme vous, nous fûmes des hommes, tristes et joyeux, comme vous, et à présent nous ne sommes que terre au soleil, exsangues.   Toute chose vient à mourir. Jadis nos yeux étaient intacts, chaque orbite avait sa lumière ; ils sont devenus... [Lire la suite]
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13 janvier 2019

Jean / Hans Arp (1887 – 1966) : Place blanche

  Place blanche   Cette matinée ne place sur mon chemin que des bibelots de la mort. Ce sont des objets futiles, des photographies fanées, des flacons vides, des coquilles ramassées à la mer, un miroir qui reflétait la sérénité, la pureté, la gaieté calme, la clarté que      l’inéluctable ombre a englouti. Je suis envoûté par ces objets, qui appartenaient à des personnes mortes depuis longtemps. Des gestes se détachent de ces objets comme des vapeurs mates, comme des couronnes d’haleine. ... [Lire la suite]
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12 janvier 2019

Francis Carco (1886 – 1958) : L’Ombre

  L’Ombre A André Rousseaux        Quand je t'attendais, dans ce bar,                La nuit, parmi des buveurs ivres      Qui ricanaient pour avoir l'air de rire,      Il me semblait que tu arrivais tard      Et que quelqu'un te suivait dans la rue.      Je te voyais te retourner avant d'entrer.      Tu avais peur. Tu... [Lire la suite]
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11 janvier 2019

Francisco de Quevedo y Villegas (1580 – 1645) : A Rome, ensevelie sous les ruines / A Roma sepultada en sus ruinas

  A Rome, ensevelie sous ses ruines   Tu cherches Rome en Rome, ô pèlerin, Et Rome même en Rome n’aperçois : Cadavres sont les murs qu’elle montra, Et tombe de soi-même l’Aventin.   Ci-gît, où il régnait, le Palatin ; Tout élimées du temps, vois les médailles, Défaites plus encore des batailles Livrées par l’âge que blason latin.   Reste le Tibre, seul, dont le courant, Ville, la sut baigner, et sépulture, La pleure d’un funeste son dolent.   Ô Rome ! en ta grandeur, en ta... [Lire la suite]
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10 janvier 2019

Henry Bauchau (1913 – 2012) : Caste des guerriers

  Caste des guerriers A Christian   MELOPEE VIKING   Les chevaux de la mer n’auront pas de poulains aux herbages d’écume abolis      sous le vent. Les marées porteront aux veilleurs d’océan, de nos peuples ramants le sauvage      regain.   Nous cherchons un pays plus vaste que la faim, plein de signes, de voix, de      meurtres dans les airs Et de hautes cités où des saintes de pierre font un rêve plus fort que l’écume ... [Lire la suite]
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09 janvier 2019

Paol Keineg (1944 -) : Le poème du pays qui a faim

  Le poème du pays qui a faim   Bonjour à vous gens de ces maisons bonjour bonjour et permettez que j’enlève mon chapeau que je le range avec mes sabots et puisque me voilà bonjour au trépied bonjour au sucrier bonjour au bank débordant d’envers du décor      de dessous de cartes et de courants d’air bonjour au vaisselier de mon âme où les coqs      pavoisés se parent de la rose des bruyères      dans une odeur de houx bonjour au sabotier... [Lire la suite]
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08 janvier 2019

Jia Dao / 贾岛 (779 – 843) : Je cherche un ermite sans le trouver

  Je cherche un ermite sans le trouver   Sous les pins, je hèle le garçon : « Mon maître cueille les simples. Il est sûrement dans ce mont... Où ? Les nuages sont profonds. »   Traduit du chinois par Florence Hu-Sterk in, « Anthologie de la poésie chinoise » Editions Gallimard ( La Pléiade), 2015
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