21 septembre 2019

Jean Lavoué (1955 -) : « Oh ! Pays de naissance... »

  Oh ! Pays de naissance De brèches de fondrières A deux pas de mes terres De roseaux et de biefs   Et cette joie spacieuse Bien plus haut que les saules Ciel et mer confondus A la ligne des peupliers   Tu me regardes vivre Au vaste des marées Derrière chaque visage Chaque levée de sable Où éclosent des mouettes Comme si tes étendues Mes limons fraternels Sous le lasso des vagues Cachaient un sang nouveau.   Ce rien qui nous éclaire L’enfance des arbres éditeur, 56700 Hennebont, 2017 ... [Lire la suite]
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20 septembre 2019

Ueshima Onitsura /上島鬼貫 (1661 – 1738) : « La brise fraîche... »

  La brise fraîche emplit le vide ciel de la rumeur du pin   Traduit du japonais par Roger Munier in, « Haïkus des quatre saisons » Editions du Seuil, 2010 Du même auteur : « Avec le cormoran… » (17/05/2015) « Quand les cerisiers ... » (20/09/2018)
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19 septembre 2019

Ruan Ji / 阮籍 (210 – 263) : Méditations poétiques (I-III-VII)

  Méditations poétiques   I Au profond de la nuit, quand je ne puis dormir,      Je vais m’asseoir et fais vibrer mon luth chanteur. Sous le rideau léger la lune resplendit,      Et le vent pur s’en vient soulever ma tunique.   L’oie sauvage, esseulée, crie au loin dans les champs ;      Un oiseau qui s’envole a chanté dans le bois. Je vais, je viens sans fin... Que puis-je attendre encore ?      Mon cœur est tout... [Lire la suite]
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18 septembre 2019

Sofia Queiros (1968-) : « Je peux porter ... »

  Je peux porter toutes sortes de choses sur ma tête. Lourdes et encombrantes. Entre mes cheveux et tout ça. Un chiffon plié et replié. Les yeux droits. Je peux porter autant. Parce qu’il s’agit de vivre.   Je suis de ces femmes noires. De cette terre qui fut la mienne. De cette force sans choix.   Je suis de ces pieds nus qui ne se chaussent que le dimanche.   Carabine Editions Ecrits des Forges, Trois-Rivières (Canada), 2007
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17 septembre 2019

Lao-Tseu (Laozi) / 老子 (Vème siècle avant J.C. ?) : La Voie éternelle

  La Voie éternelle   La voie où l’on chemine N’est pas la Voie éternelle. Le nom par quoi l’on nomme N’est pas le Nom éternel. L’innommé, origine du ciel et de la terre ; Le nommé, mère de tous les êtres. Donc c’est l’éternel sans désir qui découvre l’essence, C’est l’éternel désir qui découvre la limite.                Ces deux formes Ont même principe, sous deux noms. L’une et l’autre, on les appellera mystère. ... [Lire la suite]
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16 septembre 2019

Nelly Sachs (1891 – 1970) : Papillon / Schmetterling

  Papillon Quel bel Au-Delà peint dans ta poussière. Par le noyau de flammes de la terre, par son écorce de pierre tu as été offert, voile d’adieu dans la mesure des périssabilités.   Papillon bonne nuit de tous les êtres ! Les poids de la vie et de la mort s’affaissent avec tes ailes sur la rose qui fane avec la lumière mûrissant vers le pays.   Quel bel Au-Delà peint dans ta poussière. Quels signes royaux dans le secret de l’air.     Traduit de l’allemand par Jean-Pierre... [Lire la suite]
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15 septembre 2019

Walther von Der Vogelweide (vers 1170 – vers 1230) : « Quand les fleurs... » / « Sô die bluomen ... »

  16.XVI   Quand les fleurs percent le gazon comme si elles riaient aux rayons changeants du soleil, à l’aube d’un matin de mai, quand les petits oiseaux chantent si joliment le plus bel air qu’ils savent, quel ravissement peut se comparer à celui-là ? N’est-ce pas déjà à moitié le paradis ? S’il faut dire ce qu’on peut lui comparer, je vous dirai ce qui souvent a bien plus ravi mes yeux et les ravirait encore si je pouvais le voir.   Là où une noble dame, belle et sans reproche, bien vêtue... [Lire la suite]
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14 septembre 2019

Vahé Godel (1931 -) : Mehr licht

  Mehr Licht   colline rouge désert blanc jour noir nuit bleue j’écris ce que je vois sur les paupières de l’Invisible - qu’est-ce que la couleur ? - une brise marine qui fait chanter les pierres (la vue c’est la vie)                               maison bleue chambre noire lit rouge livre blanc ... [Lire la suite]
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13 septembre 2019

Claude Esteban (1935 – 2006) : « Cette femme ... »

  Cette femme, je l’ai vue se faire toute petite sous le drap et puis partir, ce n’était pas assez, j’ai vu les fleurs, le trou, la caisse qu’on descend, ce n’était pas assez , j’ai vu toute la pluie autour et moi comme la terre qui tombait sans bruit contre le bois.   Quelqu’un commence à parler dans une chambre Editions Flammarion, 1995 Du même auteur : « Quand on a souffert trop longtemps… » (10/06/2014)  Croyant nommer (10/10/2015) « Dans le vide qui vient… » (12/03/2018)
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12 septembre 2019

Charles Dobzynski (1929- 2014) : Dialogue à Jérusalem

  Dialogue à Jérusalem   Il est mien, ce pays                                                           Il est mien, ce pays Par la lèvre et la veine... [Lire la suite]
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