28 octobre 2018

Gu Cheng / 顾城 ou 顧城 (1957 – 1993) : Une génération

  Une génération   La nuit noire m’a donné des yeux noirs moi je m’en sers pour chercher la lumière 1979   Traduit du chinois par Chantal Chen - Andro In, « le ciel en fuite, anthologie de la nouvelle poésie chinoise » Editions Circé, 2004 Du même auteur : Le proche et le lointain (28/10/2014) Fantaisie de la vie (28/10/1205) Je suis un enfant capricieux et fantasque (28/10/2016) La terre est courbe (28/10/2017)
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27 octobre 2018

Jean Joubert (1928 – 2015) : « Ainsi je fus... »

  Ainsi je fus, dans cette nuit d'exil, prison et prisonnier et lueur à la fissure, indéchiffrable signe en moi-même gravé,   exilé dans mon corps, dans ce fuseau de pierre, oisif et prisonnier de lianes et de nerfs, aveugle, traversant une secrète nuit   de bêtes enlacées, d'insectes et de dards, où s'effrite la pierre, où s'usent le regard et la bouche et le coeur à des limes funèbres,   m'alourdissant de tous mes songes, terrassé par des meutes sorties de l'eau, dont les abois ... [Lire la suite]
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26 octobre 2018

Pierre Unik (1910 – 1945) : Les égaux

  Trop ténébreuse est la lumière qui filtre par le soupirail dans les tribunaux on la reconnaît autour des édifices à ces particules blanchâtres qu’elle tient en suspension os oubliés de caravane sur les mers à grande distance d’une île volcanique protégée par les abîmes sélénites trop ténébreuse cette lumière des cours d’école pour les yeux des enfants mal lavés dans leurs guenilles saignantes ils regardent leur genou écorché rien n’est plus triste que cette lumière perdue qui flotte sur les arbres des cours ... [Lire la suite]
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25 octobre 2018

Allen Ginsberg (1926 – 1997) : Tournesol soutra / Sunflower sutra

Tournesol soutra     J’ai marché sur les berges du dock aux bananes & boîtes en fer-blanc et je me      suis assis dans l’ombre immense d’une locomotive du Southern Pacific pour      regarder le crépuscule sur les collines à baraques et pleurer. Jack Kerouac s’est assis près de moi sur un poteau pété de fer rouillé, compagnon,      nous avions les mêmes pensées de l’âme, mornes et sombres et l’œil triste,      entourés des racines... [Lire la suite]
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24 octobre 2018

Paul Pedech (19 ? - ?) : Berceuse du vent et de la pluie

  Berceuse du vent et de la pluie                    Entends-tu, mon âme,                Les rages du vent,                Qui clame et qui brame                Au seuil des vivants ? ... [Lire la suite]
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23 octobre 2018

Li Bai / 李白 (707 – 762) : Accompagnant un ami

  Accompagnant un ami   La verte montagne s’étend sur la muraille du Nord, De blanches eaux entourent celle de l’Est. Quand ici nous serons séparés, Vous serez l’herbe aquatique qui voyage à dix mille Li.   Les nuages errants me rappelleront le voyageur, Le soleil couchant me fera songer à l’ancien ami. Vous vous éloignez, nous agitons la main, L’un vers l’autre nos chevaux hennissent tristement.   Traduit du chinois par Patricia Guillermaz in, « La poésie chinoise des origines à la... [Lire la suite]
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22 octobre 2018

Abû Nuwâs (757-815) / أبو نواس الحسن بن الهانئ : Art poétique

  Art poétique   Mais moi, niant ce que je vois, je dirai de mes illuminations celles qui me viennent.   Je me prends à composer une chose dressée dans l’illusion dans le nom, unique dans le sens, plurielle. En la cherchant je cherche le lieu nulle part.   Comme si je poursuivais la beauté d’une chose indiscernable et devant moi.   Traduit de l’arabe par Anne Wade Minkowski  et Bassam Tahhan in, Revue « Poésie 1, N° 41, Mars 2015 » Le cherche-midi éditeur, 2015
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21 octobre 2018

Robert Ganzo (1898 – 1995) : « Où finis-tu ?... »

  Où finis-tu ? Je t’ai laissée Dans la chaleur de notre abri ; mais tu marches dans ma pensée   et me dépasses, comme un cri. les loups n’ont pas clameur plus grande lorsque s’abat celui qui meurt ; et les vents n’ont pas la rumeur que je porte ainsi qu’une offrande.     Je te laisse et tu m’accompagnes jusqu’aux pénombres de ces bois, dans ces ravins, sur ces montagnes où se déchirent les nuages ; et dans mes mains, lorsque je bois, c’est ton visage que je vois, le premier de tous tes visages ... [Lire la suite]
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20 octobre 2018

Tristan Corbière (1845 – 1875) : Petit mort pour rire

  Petit mort pour rire   Va vite, léger peigneur de comètes ! Les herbes au vent seront tes cheveux ; De ton oeil béant jailliront les feux Follets, prisonniers dans les pauvres têtes...     Les fleurs de tombeau qu'on nomme Amourettes Foisonneront plein ton rire terreux... Et les myosotis, ces fleurs d'oubliettes...     Ne fais pas le lourd : cercueils de poètes  Pour les croque-morts sont de simples jeux,  Boîtes à violon qui sonnent le creux...  Ils te croiront mort -... [Lire la suite]
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19 octobre 2018

Maodez Glanndour (1909 – 1986) : Iles bretonnes sous la neige / An erc’h war enezeg

    Iles bretonnes sous la neige   Serait-ce que dans la nuit sont descendus Les cygnes tout blancs du Nord Et qu’ils dorment sur la mer, engourdis, Tête pliée sous leur plumage ?   Non pas des cygnes mais la neige Qui est tombée ailée sur les îles. N’y a dans l’estuaire que des rochers Qui rêvent doucement sous leur plumage.   Traduit du breton par l’auteur   Du même auteur : Les oies de mer (02/08/2015) Ecriture inconnue (02/08/2016)    An erc’h war an enezeg ... [Lire la suite]
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