03 septembre 2020

Kenneth White (1936 -) : La rivière qui traverse le temps

  La rivière qui traverse le temps   1. Biographie        Elle descend des montagnes noires      terre de mémoire et de météores        quand      dans le pays des Causses      elle voyage      sur la roche calcaire      elle semble vouloir revenir en arrière      se lovant      en longs et sombres méandres   ... [Lire la suite]
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02 septembre 2020

Henri Meschonnic (1932 – 2009) : « des cheveux tremblent sur des pierres ... »

1984   des cheveux tremblent sur des pierres je vois les confondus en terre les gestes creux les ventres de la vie dans un sol où se fondent des os une terre écorchée de légende les cris de ces yeux gouttent sur l’herbe je plonge mes bras dans le vivier des morts *** tous ces corps déversés sont une pluie tarie la peau des cris est une plaie  près de leur bouche  et mes yeux de jeunesse une mer ensemencée de ces cheveux collés *** les mots me vieillissent ou me font jaillir ils me... [Lire la suite]
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01 septembre 2020

Edouard Glissant (1928 – 2011) : Saison unique

  Saison unique   LES YEUX LA VOIX        Les flambeaux s’accusaient de la couleur noir étang de la nuit      Nos mains solubles nos airs de rapine boiseuse la paille flambée de nos yeux !      Mers, mon silence à travers vous patiemment renaît      A travers vous orées à travers vous la boue      Et la conjonction du gel et du dégel.        Autrefois autrefois ... [Lire la suite]
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31 août 2020

Dominique Sorrente (1953 -) : Citadelles et mers

Citadelles et mers        Ainsi qu’aux lointains jours de mon enfance, toute mon âme se tend alors vers la grande voix qui se prépare à m’appeler du fonds des espaces créés. Mais mon attente est vaine. La paix qui m’environne n’est si parfaite que parce qu’elle n’a plus de nom à me donner. Elle est en moi et je suis en elle, et dans ce Lieu comme nous innommé où s’est accomplie notre union, il n’est pas jusqu’au mot le plus universel, Ici, qui n’ait perdu à jamais son sens...   ... [Lire la suite]
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30 août 2020

Robert Graves (1895 – 1985) : Tiède toile / Cool web

  Tiède toile   Il manque aux enfants les mots pour exprimer la chaleur du jour, L’intense parfum de la rose d’été, L’épouvante, au soir, par les noirs déserts du ciel, L’épouvante, quand passent, tambour battant, les grands soldats.   Mais nous avons les mots pour tiédir la colère du jour, Les mots pour émousser de la rose la fragrance cruelle. Nous conjurons la nuit au-dessus de nos têtes, Nous conjurons la peur et les soldats.   C’est la tiède toile du langage qui nous enveloppe A l’abri... [Lire la suite]
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29 août 2020

Mahmoud Darwich (1941 - 2008) / محمود د رويش : Poèmes sur un amour ancien

  Poèmes sur un amour ancien (extraits)   1 Dans les ruines, notre rose. Sur le sable, nos deux visages. Quand passent les vents de l’été, Nous hissons nos mouchoirs Lentement...lentement... Nous nous égarons dans deux chansons, prisonniers Louvoyant avec la rosée. Viens, ne serait-ce qu’une seule fois, dans mes pensées, Ma sœur ! La fin de la nuit me dépouille de mes couleurs et de l’ombre Et me soustrait au déshonneur ! Et dans tes yeux, ô ma lune ancienne, Mes origines me tirent Vers une... [Lire la suite]
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28 août 2020

Sun Di /孫覿 (1081 – 1169) : « Les cheveux blancs... »

  Les cheveux blancs      comme en un rêve           me voici de retour, Mais les monts bleus      sans changement           ont la mine d’antan.   Le corbeau pleure      la lune penche           au temple près du pont, Sur l’oreiller      j’entends encore ... [Lire la suite]
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27 août 2020

Alfonso Gatto (1909 – 1976) : Et tu m’écouteras / E tu m'ascolterai

  Et tu m’écouteras   Dans ce grand silence où l’aube arrive des ports de brumes, aux vitres d’une maison étrangère, je parlerai de la vie perdue comme un rêve et tu m’écouteras au cœur de ton froid, fermant peu à peu les yeux, bleue.   Puis descendra sur le monde la paix de tes mains, finalement sauve sans peur d’être troublée. Et nous croirons porter en nous avec nos premiers espoirs une autre vie : au souffle d’une vois désormais lointaine comme la lune morte du matin.   Traduit de... [Lire la suite]
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26 août 2020

Pir Sultan Abdal (1480 – 1550) : « Ne te détourne point... »

  Ne te détourne point en me voyant je ne cesserai de t’aimer ne fronce pas l’arc de tes sourcils ce n’est pas ta faute mais la mienne   sur ta langue et tes lèvres il y a du miel mon désir s’est posé sur ta rose en bourgeon tu es une sultane tu dictes les arrêts ce procès entre nous comment pouvais-je le gagner ?   je n’irai pas sur les plateaux sans toi je ne dirai pas ton secret dans les barrières j’ai beaucoup péché je ne le nie pas mes deux mains sont tachées de sang rouge.   Je me suis... [Lire la suite]
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25 août 2020

Denis Rigal : Problématique

    Problématique   1 Le clos divin visage gravite parmi les glyphes du zodiaque de chancre en pucelle et vice verseau selon le jeu de lois cosmique, passe un tour, manque une révolution et revient à la case vide de toute histoire pour la permutation sempiternelle des absences     et nul désir ne le fera tomber hurlant dans l’existence ... [Lire la suite]
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