09 février 2020

Antoine Mechawar (1940 – 1975) : Lettre qui peut servir d’introduction à mon oeuvre

  Lettre qui peut servir d’introduction à mon œuvre             Afin de ne parler guère de ces attaches qui depuis quelques jours me lient au sable du désert je vais m’étendre sur l’eau des lacs ainsi que nénuphars du Nil et converser avec le vent           Chaque herbe sur les rives sera mon destin du soir et pour ne point gagner les limites de l’angoisse l’ombre d’ophélies mortes flânera sur ma peau. ... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

11 février 2019

Georges Schehadé (1905 – 1989) : « Ils ne savent pas...

  Charles Lucet   Ils ne savent pas qu’ils ne vont plus revoir Les vergers d’exil et les plages familières Les étoiles qui voyagent avec des jambes de sel Quand la nuit est triste de plusieurs beautés   Ils oublient qu’ils ne vont plus entendre Le vent de la grille et le chien des images L’eau qui dort sur la couleur des pierres La nuit avec des violons de pluies   Tant de magie pour rien! Si ce n’était ce souvenir d’un autre monde Avec des oiseaux de chair dans la prairie Avec des montagnes... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:01 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :
01 août 2018

Laurice Schehadé (1908 – 2009) : « Mon pays, comme en la laine... »

              Mon pays, comme en la laine des blanches brebis, je voudrais passer mes mains en toi, t’étreindre plus cher qu’un homme, que l’homme le plus aimé, pays d’olives et de pain, de mes origines et de la joie, puis morte trouver une place dans le cimetière où jouent la chèvre et l’enfant quand les fleurs fêtent leur naissance. *      J’ai mal de t’avoir quitté, mal de vivre, pays de mûriers, de vignes, de ruisseaux secrets, semblances de... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
11 février 2018

Georges Schehadé (1905 – 1989) : « Sur une montagne… »

  Sur une montagne Où les troupeaux parlent avec le froid Comme Dieu le fit Où le soleil est à son origine Il y a des granges pleines de douceur Pour l’homme qui marche dans sa paix Je rêve à ce pays où l’angoisse Est un peu d’air Où les sommeils tombent dans le puits Contre un mur de violettes et cette femme Dont le genou écarté est une peine infinie   In, Revue « Vagabondages, N°31, Juin 1981 » Association Paris-Poète,1981 Du même auteur :  « Vous qui partez pour un pays... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
01 août 2017

Laurice Schehadé (1908 - 2009) : « Jardins d’orangers amers… »

       Jardins d’orangers amers au pied de la montagne, le ciel était un toit, le passant un ami. Je traçais dans l’air des mots qui voulaient dire une histoire. Les ans au passage les ont détruits pour donner à l’âne gris un collier de coquillages et je n’arrive plus à démêler la douce nuit d’avec la lumière sonore. Le bonheur jouait au bonheur sous les orangers de mon pays, mariée, belle mariée.   *      Ivre du grand parcours des fleuves, je porte et je te donne, mon... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
19 février 2017

Georges Schehadé (1905 – 1989) : « Si je dois rencontrer les Aïeux… »

  Si je dois rencontrer les Aïeux A l'extrémité d'une terre d'élégie Là où se perd la parole des puits Et le vieil élevage des lunes La nuit fera une seule gerbe de nos ombres      Je rejoindrai l'aiguille et les songes Et la main de leurs habits - Allongés dans leurs têtes légères Sous un arbre imaginé par la vie      Si je dois rencontrer les Aïeux A l'extrémité d'une terre d'élégie Menant un enfant de grand sommeil Au bord des fleuves sans terres     Les... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 01:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
19 février 2016

Georges Schehadé (1905 – 1989) : « Vous qui partez pour un pays lointain… »

  Vous qui partez pour un pays lointain Que les évêques du Songe en habits dorés      vous présentent à la lumière Qu’ils disent que vous êtes la goutte d’eau Qui tremble à leurs doigts de toute sa richesse L’ambre et le maïs de leurs colliers Qu’ils vous appellent cercueil de violon      ou gazelle Chauve-souris malheureuse qui boîte dans l’air      en voltigeant Afin que vous soient épargnées les épines  du froid La distance et ses blessures Et que... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 09:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
17 juillet 2014

Salah Stétié (1929 - ) : " Sur le plateau pierreux..."

Sur le plateau pierreux aiguisé par le souffle, dans l'heure grave et les voix délivrées, dort un village accroupi dans sa feuille. Là-bas, derrière la ride de la terre, il y a la mer immensément présente, que rien n'abrège, et ni même un oiseau. Pays du nord parmi la figue et le raisin, je me souviendrai longuement de tes maisons de pierre froide, avec leur dos de treilles, --- comme un troupeau engourdi par le vent.   Embrasures (IX), Editions Fata Morgana      
Posté par bernard22 à 14:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :