09 novembre 2015

Jean de l’Espine du Pont- Alais, dit « Songe - creux » (1490 ?- 1560 ?) : De l’état de cour

    De l’état de cour   Voilà celui qui se dit notre roi Voilà celui par qui nous vient la guerre Voilà celui qu'à tous nos biens fait guerre Voilà celui qui tue ceux qu'il veut   Voilà celui de qui chacun se deut (1) Voilà celui qui tailles nous apporte Au feu d'enfer le grand diable l'emporte Si aurons paix après qu'il sera mort.   Qui argent a la guerre il entretient Qui argent a gentilhomme devient Qui argent a chacun lui fait honneur ... [Lire la suite]
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04 novembre 2015

Benjamin Fondane (1898 – 1944) : Ulysse

  Ulysse   à Armand Pascal ... [Lire la suite]
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03 novembre 2015

André Chénier (1762 – 1794) : La jeune Tarentine

  La jeune Tarentine     Pleurez, doux alcyons ! ô vous, oiseaux sacrés,  Oiseaux chers à Thétis, doux alcyons, pleurez !  Elle a vécu, Myrto, la jeune Tarentine !  Un vaisseau la portait aux bords de Camarine.   Là l'hymen, les chansons, les flûtes, lentement, Devaient la reconduire au seuil de son amant. Une clef vigilante a, pour cette journée, Dans le cèdre enfermé sa robe d'hyménée, Et l'or dont au festin ses bras seraient parés, Et pour ses blonds cheveux les... [Lire la suite]
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26 octobre 2015

Luc Decaunes (1913 - 2001 ) : Gloire de l’été

  Gloire de l’été                                                             A Jean Tortel        C’était l’été. Mille oiseaux faisaient un saccage de vignes, un saccage de silence. Mille fleurs s’ébrouaient... [Lire la suite]
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25 octobre 2015

Pierre Oster (1933 - 2020) : « Du plus loin que je viens… »

  Du plus loin que je viens, du plus loin que je  me souvienne, C’est un murmure en moi, c’est un cheminement qui ne se      lasse jamais. C’est une source où nous pressentons le modelé de tant de      visages. Et les roseaux qu’un souffle agite ont de souples reflets noirs. L’automne brille, qui fut sans hâte. Il contourne, il attaque,      il crève Les nervures de chaque feuille…Avant de fendre jusqu’au sol, D’engendrer dans les plis de l’hiver la... [Lire la suite]
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18 octobre 2015

François Villon (1431 - vers 1463) : Ballade des pendus

  Ballade des pendus (L' épitaphe Villon)    Frères humains qui après nous vivez, N'ayez les coeurs contre nous endurcis, Car, si pitié de nous pauvres avez, Dieu en aura plus tôt de vous mercis. Vous nous voyez ci attachés, cinq, six : Quant de la chair, que trop avons nourrie, Elle est piéça (1) dévorée et pourrie,                              (1) depuis... [Lire la suite]
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17 octobre 2015

Jacques Lovichi (1937 - 2018) : Ne variatur ou l’avant-dernière lettre d’Ephèse

  Ne variatur Ou l’avant-dernière lettre d’Ephèse   L’âge le prend.   Il ne sait désormais de quoi demain sera fait ni même si demain sera.   « Temps d’aimer et d’être aimé encore » d’exister un peu à la limite de l’être aux marges du grimoire à la lisière du bois noir où rugissent les derniers songes   « Instant suspendu qui  sur la ligne véloce du temps s’éternise quelques secondes avant de basculer inexorablement dans l’irréversible   Arrêt... [Lire la suite]
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15 octobre 2015

André Gaillard (1898 -1929) : Si rien n‘est vain

  Si rien n’est vain   Et la neige immortelle envahit les saisons Plus haut que le bonheur, plus haut que le silence,  autour des      monts courbés sur le ciel insensible comme un corps sans      amour penché sur sa splendeur interdite et perdue, elle      s’enroule et se déroule à l’infini. Les prisonniers ont faim. La nuit est là, fragile et toute trouée d’échos. On aiguise une lame, une corde se brise, le cristal résonne, un ... [Lire la suite]
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14 octobre 2015

Marc – Antoine Girard de Saint – Amant (1594 – 1661) : Le soleil levant

      Le soleil levant    Jeune déesse au teint vermeil,           Que l'Orient révère, Aurore, fille du soleil,      Qui nais devant ton père, Viens soudain me rendre le jour, Pour voir l'objet de mon amour.   Certes, la nuit a trop duré ;      Déjà les coqs t'appellent. Remonte sur ton char doré,      Que les Heures attellent, Et viens montrer à tous les yeux De quel émail tu peins les... [Lire la suite]
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13 octobre 2015

Frédéric-Jacques Temple (1921 - 2020 ) : Un long voyage

  Un long voyage   Ce fut un très ancien voyage sur des plateaux immobiles…   Déjà les grives semaient l’automne, Mais voici que naissaient dans les coulées de pierres blanches, Les bourgeons de mon enfance En toi resurgie. Nous avancions dans les herbes rèches Et je te récitais le cantique futur de mes ordalies.   Enfant très lointain, meunier de mes silences, Je t’aimais comme une pluie sur les blessures de l’âme.   Nous conduisions les troupeaux nébuleux de nos heures parmi ... [Lire la suite]
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